L’ACO souffle ses 120 bougies : un circuit à la hauteur de la légende
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L’ACO souffle ses 120 bougies : un circuit à la hauteur de la légende

Cette année, l’ACO fête ses 120 ans. Pour devenir l’association mondialement connue de nos jours, elle s’est appuyée sur sa légitimité historique, son penchant pour l’innovation, et, bien sûr, un événement majeur. Cependant, les 24 Heures du Mans et leur succès sont absolument indissociables du circuit sur lequel la course se tient. Lui aussi a joué un rôle prépondérant dans la légende de l’Automobile Club de l’Ouest.

Après avoir organisé le Grand Prix de France 1906, les fondateurs de l’ACO continuent de populariser les sports mécaniques en Sarthe. Le tracé de cette première ébauche se déroulait sur un peu plus de 100 km à l’ouest du Mans, et formait un triangle entre Champagné à l’est (la Fourche d’Auvours), La Ferté-Bernard, et Saint-Calais. Très long, il ne fut utilisé qu’à cette occasion.

Le circuit connu aujourd’hui naît en 1920, à l’occasion du Grand Prix de l’UMF. Il s’élance désormais des Raineries, monte au nord jusqu’à Pontlieue, reprend les Hunaudières pour bifurquer à droite, à Mulsanne, en direction d’Arnage. Le retour se fait par la route de Maison Blanche. Après plusieurs événements organisés sur celui-ci, il est logiquement retenu pour la première édition du Grand Prix d’Endurance de 24 Heures en 1923.

  • La compétition n'a pas commencé en 1923 au Mans ! Ici, une rare photo du Grand Prix de France automobile 1921, remporté par Jimmy Murphy sur Duesenberg.
  • En 1925, le départ s'est tenu... dans la deuxième partie des Hunaudières ! En effet, un litige concernant le terrain des Raineries à conduit au déplacement de la ligne de départ pour un an seulement.
  • Le virage de Mulsanne en 1925. Il est rapidement devenu l'un des juges de paix du circuit, car il suivait une ligne droite ininterrompue longue de sept kilomètres.
  • La compétition n'a pas commencé en 1923 au Mans ! Ici, une rare photo du Grand Prix de France automobile 1921, remporté par Jimmy Murphy sur Duesenberg.
  • En 1925, le départ s'est tenu... dans la deuxième partie des Hunaudières ! En effet, un litige concernant le terrain des Raineries à conduit au déplacement de la ligne de départ pour un an seulement.
  • Le virage de Mulsanne en 1925. Il est rapidement devenu l'un des juges de paix du circuit, car il suivait une ligne droite ininterrompue longue de sept kilomètres.
  • La compétition n'a pas commencé en 1923 au Mans ! Ici, une rare photo du Grand Prix de France automobile 1921, remporté par Jimmy Murphy sur Duesenberg.
  • En 1925, le départ s'est tenu... dans la deuxième partie des Hunaudières ! En effet, un litige concernant le terrain des Raineries à conduit au déplacement de la ligne de départ pour un an seulement.
  • Le virage de Mulsanne en 1925. Il est rapidement devenu l'un des juges de paix du circuit, car il suivait une ligne droite ininterrompue longue de sept kilomètres.
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La compétition n'a pas commencé en 1923 au Mans ! Ici, une rare photo du Grand Prix de France automobile 1921, remporté par Jimmy Murphy sur Duesenberg.

Plus qu’un circuit, un laboratoire

Après les premières 24 Heures du Mans, qui visaient, pour rappel, à tester la durabilité et la performance du parc automobile français et européen, un constat saute aux yeux des organisateurs. Georges Durand et Charles Faroux (le directeur de course et voix des 24 Heures dans la presse) remarquent que l’état de la route a causé bon nombre d’ennuis aux concurrents. À cette époque, il s’agit là d’un problème national, que l’ACO décide de prendre à bras le corps. Le circuit lui-même devient un acteur majeur du double tour d'horloge, avec pour but de proposer des solutions pour la France entière.

Durand et Faroux investissent les gros titres, et massivement. C'est leur grand combat, mais avec une arme inestimable dans leur arsenal face aux pouvoirs publics et autres détracteurs : un circuit automobile. En 1926, l’ACO appose trois revêtements différents tout autour du tracé, et constate celui qui, à la fin, s’en sort le mieux. La route est intégrée à la course. Cela permet à l’ACO de prendre du poids politiquement, d’une part, mais aussi de se positionner au-devant de l’innovation, toujours du côté des automobilistes. Grâce à ces efforts multiples, qui comptent également l’invention de la ligne médiane à la fin des années 1920, le Circuit des 24 Heures du Mans reçoit le titre officiel de laboratoire national en 1931.

Immédiatement, ces enseignements offrent, à l'ACO, une occasion de se démarquer. Le circuit dépasse sa fonction originelle, et gagne, dans le monde entier, sa réputation singulière. Ce premier combat mené de front par Durand et Faroux est le ciment de la légende que l’ACO incarne.

Un tracé en constante évolution

Conscient de cet argument massue, l’ACO entretient fièrement son bijou. L’association doit remplir deux missions : premièrement, continuer d’appuyer l’aspect innovant du circuit et de ses environs en améliorant la piste pour demeurer la référence. Deuxièmement, proposer la meilleure expérience aux spectateurs.

Les travaux ne cessent jamais. D’année en année, l’antre, mais aussi les parkings, le village et les infrastructures changent. Le tracé de 1923 reste en place jusqu’en 1928, édition où est évitée, pour la première fois, l’épingle de Pontlieue. Les faubourgs du Mans s’étendent de plus en plus loin, d’où la nécessité d’emprunter la Rue du circuit, une bifurcation qui rejoint le nord des Hunaudières. Les premières passerelles permettent au public de franchir la piste. Puis, en 1932, est inaugurée en grande pompe une toute nouvelle section, les fameux S de la forêt, qui relient la courbe Dunlop au Tertre Rouge. Une fois partiellement reconstruit après la Seconde Guerre mondiale, le circuit demeure dans cette configuration jusqu’en 1968, année de l’arrivée de la chicane Ford, peu avant la zone des stands. En effet, il fallait également composer avec les normes de sécurité en vigueur, point sur lequel l’ACO n’a jamais fait de concession depuis sa création.

  • Ici, la sortie de la Rue du circuit. Elle existe toujours de nos jours, et relie la Rue de Laigné à l'avenue Georges Durand.
  • La toute nouvelle section de 1932 était l'une des grandes fiertés de Georges Durand. Ici les S de la forêt en 1939.
  • l'ACO a réellement essayé de transformer le circuit en zone touristique attrayante. Un golf a été inauguré, derrière les stands, en mai 1935. Aujourd'hui, il est à Mulsanne, à l'intérieur du circuit.
  • Ici, la sortie de la Rue du circuit. Elle existe toujours de nos jours, et relie la Rue de Laigné à l'avenue Georges Durand.
  • La toute nouvelle section de 1932 était l'une des grandes fiertés de Georges Durand. Ici les S de la forêt en 1939.
  • l'ACO a réellement essayé de transformer le circuit en zone touristique attrayante. Un golf a été inauguré, derrière les stands, en mai 1935. Aujourd'hui, il est à Mulsanne, à l'intérieur du circuit.
  • Ici, la sortie de la Rue du circuit. Elle existe toujours de nos jours, et relie la Rue de Laigné à l'avenue Georges Durand.
  • La toute nouvelle section de 1932 était l'une des grandes fiertés de Georges Durand. Ici les S de la forêt en 1939.
  • l'ACO a réellement essayé de transformer le circuit en zone touristique attrayante. Un golf a été inauguré, derrière les stands, en mai 1935. Aujourd'hui, il est à Mulsanne, à l'intérieur du circuit.
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Ici, la sortie de la Rue du circuit. Elle existe toujours de nos jours, et relie la Rue de Laigné à l'avenue Georges Durand.

En 1972 apparaissent les virages Porsche, en 1987 la chicane Dunlop, en 1990 les deux chicanes dans les Hunaudières, et en 2002, les S de la forêt sont revus. En 2006, c’est au tour de la courbe Dunlop de connaître une refonte intégrale. Bien sûr, c’est sans même évoquer le Bugatti, inauguré en 1966, qui a permis au Mans de se diversifier. Malgré ces modifications, le circuit n’a rien perdu de son essence. L’ACO a su préserver son aspect historique, notamment entre Mulsanne et Arnage, une section inchangée ou presque depuis 1920, mais sans négliger les usagers ; pour rappel, le Circuit des 24 Heures du Mans n’existe que quelques jours par an, ce qui force l’association et les pouvoirs publics à jongler entre conservation du patrimoine et adaptabilité à la circulation quotidienne.

Un circuit devenu monument

Les 24 Heures du Mans sont indissociables de cette bande d’asphalte dont la longueur a oscillé entre 17,262 km dans sa version la plus longue (1923-1928), et 13,461 km au plus court (1956-1957). Autour de la piste se sont érigées des tribunes de plus en plus grandes, des passerelles, et d’autres infrastructures très modernes. C’est le propre du Mans : le passé cohabite avec le présent, tout en gardant un œil sur le futur.

En 2024, le Circuit des 24 Heures du Mans a reçu le prestigieux titre de « Monument préféré des Français », ce qui témoigne de l’attachement fort qu’ont les habitants de l’hexagone pour cette fierté nationale. Il a fait naître des légendes, oui, mais aussi et surtout des millions de passionnés aux quatre coins du globe. Après plus de cent ans de bons et loyaux services, il était temps d’honorer ce monstre sacré sans qui rien n’aurait été possible.

  • L'impact culturel du Circuit des 24 heures du Mans est non négligeable. Mulsanne, sur la photo, a d'ailleurs prêté son nom à un modèle au catalogue de Bentley.
  • En 1991 ont été inaugurés les nouveaux bâtiments des stands, appréciés de tous aujourd'hui.
  • Cet antre a été le décor de nombreuses œuvres : la BD Michel Vaillant, mais aussi le film du même nom (Couvelaire, 2003), Le Mans (Katzin, 1970), long métrage avec Steve McQueen, ou encore Le Mans 66 (Mangold, 2019), avec Matt Damon et Christian Bale.
  • Quel est le record du tour le plus rapide de l'histoire ? Dans l'absolu, tous tracés confondus, personne n'a été plus rapide que Jackie Oliver lors des préliminaires 1971 : 3'13''6 !
  • Avant, une grosse bosse précédait Mulsanne. Elle a été rabotée en 2000 mais on la devine encore, peu avant le point de freinage.
  • L'impact culturel du Circuit des 24 heures du Mans est non négligeable. Mulsanne, sur la photo, a d'ailleurs prêté son nom à un modèle au catalogue de Bentley.
  • En 1991 ont été inaugurés les nouveaux bâtiments des stands, appréciés de tous aujourd'hui.
  • Cet antre a été le décor de nombreuses œuvres : la BD Michel Vaillant, mais aussi le film du même nom (Couvelaire, 2003), Le Mans (Katzin, 1970), long métrage avec Steve McQueen, ou encore Le Mans 66 (Mangold, 2019), avec Matt Damon et Christian Bale.
  • Quel est le record du tour le plus rapide de l'histoire ? Dans l'absolu, tous tracés confondus, personne n'a été plus rapide que Jackie Oliver lors des préliminaires 1971 : 3'13''6 !
  • Avant, une grosse bosse précédait Mulsanne. Elle a été rabotée en 2000 mais on la devine encore, peu avant le point de freinage.
  • L'impact culturel du Circuit des 24 heures du Mans est non négligeable. Mulsanne, sur la photo, a d'ailleurs prêté son nom à un modèle au catalogue de Bentley.
  • En 1991 ont été inaugurés les nouveaux bâtiments des stands, appréciés de tous aujourd'hui.
  • Cet antre a été le décor de nombreuses œuvres : la BD Michel Vaillant, mais aussi le film du même nom (Couvelaire, 2003), Le Mans (Katzin, 1970), long métrage avec Steve McQueen, ou encore Le Mans 66 (Mangold, 2019), avec Matt Damon et Christian Bale.
  • Quel est le record du tour le plus rapide de l'histoire ? Dans l'absolu, tous tracés confondus, personne n'a été plus rapide que Jackie Oliver lors des préliminaires 1971 : 3'13''6 !
  • Avant, une grosse bosse précédait Mulsanne. Elle a été rabotée en 2000 mais on la devine encore, peu avant le point de freinage.
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L'impact culturel du Circuit des 24 heures du Mans est non négligeable. Mulsanne, sur la photo, a d'ailleurs prêté son nom à un modèle au catalogue de Bentley.