24h Motos
Le 20/04/2017 15:55

La belle histoire de Mathieu Navarre

Passionné depuis l’enfance, passé « de l’autre côté » à l’âge de 16 ans et puis salarié de l’ACO depuis 3 ans, Mathieu Navarre fait un parcours dont beaucoup rêveraient.

La belle histoire de Mathieu Navarre

Cela commence comme une histoire banale. Celle d’un petit garçon originaire du Mans, qui vient sur le circuit avec ses parents et qui contracte dès sa plus tendre enfance le virus des sports mécaniques. Mais voilà, le petit garçon a le sens de l’engagement. Adolescent, il devient pompier volontaire et, parallèlement, met un premier pied dans le circuit en intégrant l’équipe des secouristes, dès l’âge de 16 ans. « C’était il y a quinze ans, souligne-t-il. Aujourd’hui, il faudrait être majeur. » Pendant trois ans, il officie tantôt côté piste, dans les postes de commissaires, tantôt côté spectateurs – une période dont il garde de très bons souvenirs.

Puis il franchit le pas, adhère à l’ACO et, suite logique de son expérience de secouriste, intègre l’équipe du PC médical. Comme beaucoup de bénévoles, il participe à tous les événements du circuit. Toutes ses vacances de salarié dans une entreprise de sécurité y passent, ou presque. Mais quand on aime, on ne compte pas. Près de dix ans s’écoulent ainsi, de course en course, de préparation en coordination. Et puis, un beau jour, une occasion en or se présente.

Je n’ai pas l’impression d’aller au boulot

Un poste de chef de piste salarié est créé et on le lui propose ! Pas d’hésitation, il saute dessus. D’autant que les chefs de piste ont une seconde casquette. En toute logique, il conserve ses attributions au PC médical, mais au niveau pro. Et le voilà qui, depuis trois ans, partage ses journées entre vérification (plusieurs fois par jour les jours de course) – et, le cas échéant, remise en état – de la piste et coordination de l’équipe médicale. Pour un événement comme les 24 Heures Motos, elle se compose d’une quinzaine de médecins (des urgentistes pour la plupart), de 8 infirmiers, 10 ambulanciers (pour 5 ambulances appartenant à l’ACO), 3 régulateurs, 4 logisticiens, 3 manipulateurs radio (car il y a une salle de radiologie) et 3 kinés qui constituent en quelque sorte des « mini-urgences » sur place, plus 44 secouristes en bord de piste avec les commissaires.

Depuis, c’est le bonheur. Il peut se donner à 100% à sa passion. Enfin, à son travail. « Le matin, j’ai l’impression d’aller à mon loisir, pas au boulot. » Mais alors un « loisir » dans lequel il fait preuve de plus de professionnalisme que jamais.

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