24h Motos
Le 27/12/2017 18:00

Flashback 2017 : les 24 Heures Motos à 20 ans et moins

Pour la 40e édition des 24 Heures Motos, le Team 33 Accessoires Louit Moto et l'équipe DL Moto Racing (deux équipes de la catégorie Superstock) ont fait confiance à de jeunes pilotes. Corentin Perolari, Guillaume Antiga et Léo Meunier reviennent sur leur première participation aux 24 Heures Motos, leurs doutes mais aussi leurs certitudes.

Flashback 2017 : les 24 Heures Motos à 20 ans et moins

Corentin Perolari, Guillaume Antiga et Léo Meunier avaient respectivement 19 et 20 ans le 15 avril dernier au moment de prendre le départ de la 40e édition des 24 Heures Motos. Les deux premiers cités partagaient le guidon de la Kawasaki ZX10-R #33 du Team 33 Accessoires Louit Moto avec le pilote néerlandais Wayne Tessel alors que Léo Meunier pilotait une autre Kawasaki, celle de l'équipe DL Moto Racing, aux côtés de Mickaël Morin et Clément Stoll. Ces espoirs de la compétition moto ont décidé de s'engager en Endurance (en parrallèle d'un engagement en vitesse) avec fougue et l'envie de bien faire.

Les pilotes qui relèvent le défi des 24 Heures Motos ont coutume de dire que pour y briller, il faut faire preuve de discernement et jouir d'une certaine expérience. Est-ce à dire qu'un pilote âgé de 19 ou 20 ans manquerait de maturité pour y parvenir ? Nos jeunes espoirs ne l'entendent pas de cette oreille. « Avant la course, beaucoup de gens doutaient de nous car nous étions novices. Avec Corentin et Wayne, dès les essais pré-Mans, nous avons compris que c'est ensemble que nous pouvions remporter la course. Nous étions très soudés durant toute la semaine et nous nous disions que nous avions beaucoup à gagner », se rappelle Guillaume Antiga. De son côté, Léo Meunier avait déjà pris part à la course en 2016 avec le DL Moto Racing. « Je savais comment me préparer physiquement pour aborder la course. Un jeune pilote qui n'a qu'une saison en vitesse derrière lui peut vraiment souffrir. Une course de 24 heures ce n'est pas rien. Physiquement et mentalement, c'est très dur », reconnait-il.

Nous apportons une certaine fraîcheur et une grande envie de gagner. Nous sommes capables de pousser toute une équipe

Guillaume Antiga

Des interrogations, des doutes, nos jeunes espoirs en ont naturellement eu durant la semaine de la course. « Je me posais beaucoup de questions. Comment la course allait-elle se passer ? Est-ce qu'elle allait être difficile. On ne sait pas trop à quoi s'attendre la première fois », explique Corentin Perolari. « Pour ma part, je me demandais lequel de nous trois allait prendre le départ. C'est une pression supplémentaire car tout le public et les médias ont les yeux rivés sur nous à ce moment là. Je me demandais également comment nous allions gérer notre physique. Nous avons beau nous préparer tout l'hiver, nous ne savons pas comment notre corps va réagir », fait remarquer Guillaume Antiga. Léo Meunier ajoute : « En 2016, ma plus grande appréhension c'était le pilotage de nuit. C'était quelque chose de tout nouveau pour moi. Je m'intérrogeais également sur le fait de partager la piste avec les leaders car il y a une différence de niveau entre eux et nous. Finalement ils savent nous doubler et nous ne les génons pas trop. »

Mais ils avaient également des certitudes. « Les équipes font appel à de jeunes pilotes parce que nous pouvons vite progresser. Notre fougue est un argument mais nous avons conscience que la vitesse et l'endurance sont deux choses différentes », précise Corentin Perolari. « Nous apportons une certaine fraîcheur et une grande envie de gagner. Nous sommes capables de pousser toute une équipe », juge son coéquipier.

Si Corentin Perolari et Guillaume Antiga n'ont pu voir le drapeau à damier et restent sur un sentiment d'innachevé, Léo Meunier et ses coéquipiers ont terminé la course à la 14e place du classement général et à la 5e de la catégorie Superstock. « On ne s'attendait pas à ce résultat car on visait plutôt le top 10 de notre catégorie. C'était parfait », ponctue Léo Meunier. Quel que soit le résultat, ils comptent être de nouveau au départ des 24 Heures Motos en 2018. « Ça m'a plu de travailler en équipe et les 24 Heures Motos sont vraiment une course mythique. Nous n'avons pas atteint l'arrivée alors il me reste quelque chose à accomplir », confie Guillaume Antiga.

Actuellement, ces trois pilotes se préparent physiquement, mentalement avec le désir d'être de nouveau au départ des 24 Heures Motos en 2018 en attendant d'en être, dans le futur, les têtes d'affiche.

PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT BUGATTI, 24 HEURES MOTOS, JEUDI 13 AVRIL 2017, QUALIFICATIONS. La Kawasaki #33 du Team 33 Acessoires Louit Moto était piloté par un trio de jeunes pilotes dont la moyenne d'âge était de 20 ans !