24h Le Mans
24/10/2019 - 13:00

Le Mans 66 – Gérard Larrousse : « L’intensité économique Ford Ferrari est intéressante »

Gérard Larrousse vainqueur des 24 Heures du Mans en 1973 et 1974 a participé aux essais de l’édition 1966. Pour le Président du Club des pilotes, le film Le Mans 66 produit par James Mangold est fidèle aux pressions que peut subir un chef d’équipe et relate de façon pertinente le duel économique auquel se livraient Ford et Ferrari. Le Musée des 24 Heures du Mans organise jusqu'au 23 février une exposition consacrée aux 24 Heures du Mans 1966 et au film Le Mans 66, de James Mangold, qui sort en salles en France le 13 novembre
Le Mans 66 – Gérard Larrousse : « L’intensité économique Ford Ferrari est intéressante »

Gérard Larrousse, double vainqueur des 24 Heures du Mans, patron d’équipe également aux 24 Heures du Mans, raconte : « En 1966, j’ai participé aux essais pour les 24 Heures du Mans sur une Ferrari GTO de l’école de pilotage du Mans suite à mes résultats au Trophée Luigi Chinetti (2e). Cette voiture, certains de ses réglages, notamment la boite de vitesses, n’étaient pas adaptés à ce circuit, et notamment la grande ligne droite des Hunaudières. Faute de budget, nous n’avons pas pu participer à la course. Je ne pense pas y avoir assisté car ma carrière passait par le rallye alors. En 1967, j’étais de retour au Mans et au départ cette fois. J’ai gagné Le Mans comme pilote, à la tête d’une équipe aussi. J’ai participé également au tournage du film Le Mans en 1970 avec Steve McQueen et je dois avouer qu’à sa sortie, je n’avais pas aimé. Je l’ai revu, il y a peu de temps, et j’ai apprécié. Il faut parfois un peu de distance, surtout quand on est acteur du milieu. Dans Le Mans 66, la façon dont est présenté Carroll Shelby, les références aux pressions qu’il subit en tant que responsable d’équipe par rapport à sa hiérarchie, son board, sont assez fidèles à ce qui peut exister dans la course automobile. Je le sais j’ai expérimenté les deux situations aux 24 Heures du Mans notamment. L’intensité économique du duel Ford Ferrari est intéressante. Dans ces années 60, nous dépassions allègrement les 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, sans chicanes. Mieux valait ne pas trop penser aux vitesses atteintes. Durant cette ligne droite, il fallait respirer, profondément, pendant ces quelques kilomètres de répit, pour tenir physiquement. »

A l’occasion de la sortie du film « Ford v Ferrari » , l’Automobile Club de l’Ouest vous présente sa nouvelle exposition « Le Mans 66 » qui se tient jusqu'au 23 février 2020 au Musée des 24 Heures du Mans.