24 Heures du Mans – Peter Sauber se souvient de l’édition 1989
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24 Heures du Mans – Peter Sauber se souvient de l’édition 1989

Alors bras armé de Mercedes, l’écurie Sauber s’impose dans la Sarthe en 1989. Une victoire séminale pour le constructeur allemand qui, trente ans après, reste aussi la plus importante pour la structure helvétique et son fondateur.

L’an prochain, l’écurie Sauber fêtera son demi-siècle. Cinquante années de présence au sommet du sport automobile, tant en endurance jusqu’au début des années 1990 qu’en F1 où elle dispute sa 27e saison cette année. Liée désormais au constructeur Alfa-Romeo, dirigée par le français Frédéric Vasseur, elle a ouvert un nouveau chapitre de son histoire quand son fondateur a décidé de passer la main. C’était en 2016. Si Peter Sauber n’est plus dans les murs, son esprit et sa passion restent les piliers de cette équipe qui a connu tant de succès et affronté autant de tempêtes. L’histoire de l’écurie Sauber est étroitement liée à un constructeur, une épreuve et un jour. Ce 11 juin 1989, en coupant en vainqueur la ligne d’arrivée des 24 Heures du Mans, la structure helvétique permit à la Mercedes de renaître à la compétition après un quart de siècle passé dans le traumatisme de l’accident du Mans 1955. Cette victoire séminale qui allait conditionner la monter en puissance de la firme allemande sur la scène sportive et faire de Sauber un acteur majeur du sport automobile, occupe une place particulière dans le cœur et l’esprit du Peter Sauber.

« Quand je regarde en arrière, c’est cette victoire au Mans que je vois, énonce-t-il quand Lemans.org le contacte.  C'est certainement l’événement majeur de l’existence de l’écurie. Nous étions en charge du programme Mercedes et nous avons remporté cette année-là les titres des Pilotes et des Constructeurs en endurance, mais rien de comparable avec cette victoire au Mans. C’est la course la plus importante de ma carrière ! »

"C’est la course la plus importante de ma carrière !"
Peter Sauber

Une course qui, pour l’écurie basée à Hinwil, avait pourtant pour seul objet de préparer l’édition 1990 qui devait être celle de la véritable offensive. Celle de la victoire.

« Nous dominions le championnat cette année-là, mais Le Mans a toujours réservé des surprises. Au sein de Mercedes, tout le monde en avait pleinement conscience et personne ne nous mettait la pression pour que nous coupions en vainqueurs la ligne d’arrivée. Nous étions-là pour préparer l’avenir, pas pour remporter la course. »

Une course dignement célébrée en 2009 pour les vingt ans de la victoire. « Sur les 87 personnes que comptait l’écurie en 1989, 74 sont venues, se souvient, très ému, le patriarche Suisse. La plupart des pilotes étaient là aussi. Cette année, pour les 30 ans, j’aurais bien aimé nous réunir tous de nouveau mais il est apparu que c’était un peu compliqué. Quelques-uns nous ont aussi quittés… »

Dimanche 16 juin, Peter Sauber ne sera pas en Sarthe mais aura une pensée particulière pour le prototype C9 #63 piloté par le trio Manuel Reuter, Stanley Dickens et Jochen Mass qui raviva la livrée argentée des Flèches d’Argent et changea la vie de l’écurie Sauber. Il aura aussi en tête cette épreuve hors norme quue sont les 24 Heures du Mans et avec laquelle il a toujours entretenu un rapport particulier. « Fait d’amour et de haine, conclut-il. Comme c’est un peu le cas pour toutes les écuries qui affrontent les 24 Heures ! »

.PHOTO (Wolfgang Wilhelm pour Daimler AG) : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT DES 24 HEURES DU MANS, 1989. Les Sauber-Mercedes avaient déjà signé les meilleurs temps des qualifications de cette édition 1989, en alignant deux des trois C9 sur la première ligne. Mais après 24 heures de course, c’est la troisième voiture (la #63 de Mass/Reuter/Dickens), pourtant partie en 11e place, qui passe la ligne d’arrivée en tête !

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