24h Le Mans
13/06/2019 - 20:00

24 Heures du Mans – Jacky Eeckelaert (ByKolles Racing) : « Dans la bonne direction ! »

Il fut l’un des ingénieurs les plus en vue de la F1 des années 2000, avant de rejoindre ByKolles Racing au début de l’actuel décennie. Depuis Spa, profitant de son statut de jeune retraité, il a repris du service dans l’écurie de Colin Kolles comme conseiller.
24 Heures du Mans – Jacky Eeckelaert (ByKolles Racing) : « Dans la bonne direction ! »

De Jordan Grand Prix à HRT, en passant par Prost Grand Prix, Sauber, Honda Racing F1 Team, Super Aguri F1, l’ingénieur belge a tout connu de la F1, le meilleur et le pire, pendant presque vingt ans, avant de répondre une première fois à l’invitation de Colin Kolles en Championnat du Monde d'Endurance  FIA en 2012. Attiré par la Formule E naissante en 2014, il rejoignaitensuite l’écurie Venturi qu’il a quittée en janvier dernier.

« Je venais d’avoir 64 ans, et je me suis dit que l’heure de la retraite avait peut-être sonné, note l’ingénieur. Et puis, j’ai reçu ce coup de fil de Manfredi Ravetto, directeur d'équipe de ByKolles Racing. Il me disait qu’un de leurs ingénieurs était malade et qu’il avait besoin d’un type d’expérience. Vu que le job ne concernait que les courses, j’ai dit pourquoi pas. J’ai commencé en Belgique où j’ai constaté qu’il y avait pas mal de problèmes de fiabilité. L’écurie venait de changer de motorisation en passant du NISMO au Gibson, et les 6 Heures de Spa nous ont permis de faire une séance d’essais grandeur nature. J’ai fait une première liste des choses qu'il me semblaient important de revoir et ils ont bossé à l’usine. On a effectué trois journées de tests à Monza peu de temps après ; on a pu constater que ça évoluait dans la bonne direction en termes de fiabilité. » Ce que confirmait la Journée Test avec près de 50 tours bouclés en dépit d’un petit pépin technique au niveau de la suspension.

« Nous avons tout de même terminé la journée satisfaits, souffle-t-il. Pour une écurie privée, construire et exploiter une LMP1 est un vrai défi. Il faut essayer de compenser le manque de moyens par l’efficacité. »

Il faut essayer de compenser le manque de moyens par l’efficacité.
Jacky Eeckelaert

Pour y parvenir, avec Boris Hermes, directeur des opérations, ils ont décidé de se partager les tâches. Le premier occupe le muret, alors qu’Eeckelaert reste dans le garage. « Je supervise les ingénieurs datas qui contrôlent l’aéro, les suspensions, etc., précise-t-il. Je gère l’exploitation en me basant sur les données des ingénieurs. C’est un bon système. »

Dimanche, l’objectif premier sera d’abord de boucler les deux tours d’horloge. « Il faut terminer la course, confirme-t-il. Ensuite, il faut un peu de chance. Toute l’équipe a beaucoup travaillé et énormément investi. Les difficultés ont été si nombreuses qu’un bon résultat ne serait pas volé. » Pour l'avenir, rien n’est encore décidé. Alors que ByKolles Racing planche toujours sur un projet Hypercar, il pourrait bien se laisser tenter par l’aventure. « Mais à condition de ne pas aller bosser tous les jours ! », conclut-il en riant.

>> Retrouvez l'équipe ByKolles Racing Team <<

PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT DES 24 HEURES DU MANS, 2019. Sorti de sa retraite pour venir prêter main fort à ByKolles Racing, l’ingénieur belge replonge dans le monde de l’endurance.

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