24h Le Mans
12/06/2019 - 20:35

24 Heures du Mans 2019 - Ce qu'il faut retenir des essais libres

Les 62 concurrents ont profité d’une météo clémente en début de séance pour enchaîner les tours. Déjà, les performances de la Journée Test sont balayées. Mieux, pour la première fois depuis 2012, une LMP1 non-hybride boucle un tour en moins de 3’20.
24 Heures du Mans 2019 - Ce qu'il faut retenir des essais libres

L’unique séance d’essais libres des 24 Heures du Mans est traditionnellement utilisée par les équipes comme une répétition générale, avant d'affiner la préparation – et de chasser le chronomètre – lors des séances qualificatives. Pour cette édition 2019, la tradition fut respectée.

A 16 heures, les concurrents ont rapidement formé une file indienne pour prendre la piste dès le passage du feu vert en bout de voie des stands. Le grand circuit de la Sarthe, si impressionnant et difficile à dompter, ne s’offre aux pilotes qu'une fois dans l'année, à l'occasion de cette séance d’essais libres, puis de trois séances qualificatives (ce soir, de 22 heures à minuit, puis demain de 19 heures à 21 heures et de 22 heures à minuit). Il était donc primordial de profiter au maximum du temps disponible.

La BR Engineering BR1 - AER #17 SMP Racing fut la première voiture en piste, imitée rapidement par l’essentiel du peloton. En 3’27’’743, Mike Conway (Toyota TS050 Hybrid #7 Toyota Gazoo Racing) fut le premier à signer un temps significatif. Sur la voiture sœur, la Toyota TS050 Hybrid #8 Toyota Gazoo Racing, Fernando Alonso ne tardait pas à répliquer : 3’26’’803. Après 30 minutes, les deux machines du constructeur japonais occupaient les deux premières places.

Puis, c’est le « petit prince » du Mans, Thomas Laurent, qui s’est invité dans cette lutte pour le haut de la feuille de temps. Avec sa Rebellion R13 - Gibson #3 de Rebellion Racing, Thomas Laurent enchaîne alors les tours rapides : 3’26'618, il s’intercale entre les voitures hybrides. 3’24’’057 puis 3’22’’941, et il échoue à quelques dixièmes de Mike Conway (Toyota TS050 Hybrid #7 Toyota Gazoo Racing) ayant amélioré entre temps (3’22''165 signées Mike Conway). Finalement, Fernando Alonso impose son rythme et fixe un nouveau temps référence : peu avant 17 heures, il tourne en 3’20’’941 avec sa Toyota TS050 Hybrid #8 de Toyota Gazoo Racing. Un temps… battu par Gustavo Menezes claque un 3’19’’960 avec la Rebellion R13 - Gibson #3 de Rebellion Racing ! Depuis 2012, et l’arrivée de la réglementation hybride, jamais les LMP1 « non-hybrides » n’avaient tourné aussi vite.

Après une interruption de séance - à cause de la sortie de piste de la Porsche 911 RSR #99 Proton Competition avec Tracy Krohn au volant - la piste reste humide. Des averses arrivées par Mulsanne empêchent les pilotes d'améliorer leurs temps... jusqu'aux 30 dernières minutes de la séance ! Stoffel Vandoorne signe alors un tour en 3'19''931 et prend le commandement. La BR Engineering BR1 - AER #11 SMP Racing boucle ce tour canon avec une vitesse maximale relevée de 345,6 km/h. Coup de théatre à moins de deux minutes du terme des essais libres : Kamui Kobayashi améliore, en 3'18''091, avec la Toyota TS050 Hybrid #7 de Toyota Gazoo Racing ! 

La hiérarchie de la catégorie LMP2 est fidèle aux attentes : l’ensemble des 20 voitures se tient en moins de 10 secondes. Un écart important ? Non, car chacun adopte son propre planning afin de se préparer à la course. La chasse au chronomètre n’est pas vraiment lancée, et on perçoit bien que tous les concurrents ont leur chance. Le trio de tête est composé de l’Oreca 07 - Gibson #31 de DragonSpeed, de l’Aurus 01 - Gibson #26 G-Drive Racing et de l’Oreca 07 - Gibson #39 de l’équipe Graff.

L'équipe TDS Racing a connu une séance difficile. L'Oreca 07 - Gibson #28 fut longtemps décrochée. « J’ai des problèmes à l’accélération, avec des coupures au bout de 2 ou 3 secondes quand je suis à fond », expliquait Mathieu Vaxivière.

En catégorie LM GTE Pro, là aussi chacun a mené son programme d'essais... et le classement final est serré : Porsche assure le doublé de cette séance avec les Porsche 911 RSR #92 et #94. Mais l'essentiel est ailleurs : 16 des 17 concurrents se tiennent en 2''5 secondes ! Les temps de qualification devraient être encore meilleurs. Pour preuve, plusieurs équipes ont réalisé leur meilleur tour dans les ultimes minutes de la séance. C'est le cas par exemple des Porsche 911 RSR #93 et #91 du Porsche GT team, de l'Aston Martin Vantage #97 d'Aston Martin Racing ou encore de la Ford GT #68 du Ford Chip Ganassi Team USA. Impossible de prédire qui sera en pole position de la catégorie. 

Séance animée en LM GTE Am avec notamment la sortie de piste de la Ferrari 488 GTE #57 de Car Guy Racing avec Takeshi Kimura à Mulsanne. Satoshi Hoshino (Porsche 911 RSR #88 Dempsey - Proton Racing) est, lui, sorti au virage Porsche. Mais la plus grosse frayeur est venue de Tracy Krohn (Porsche 911 RSR #99 Proton Competition). Dans les Hunaudières, entre les deux chicanes, le pilote est sorti violemment. Il a été transféré du centre médical vers l'hôpital du Mans pour des examens complémentaires à titre de précaution. 

En tête de la catégorie, la Porsche 911 RSR #77 Dempsey - Proton Racing domine la Ferrari 488 GTE #54 Spirit of Race et la seule Aston Martin engagée, la #98 avec Paul Dalla Lana, Pedro Lamy et Mathias Lauda.