24h Le Mans
Le 01/09/2018 14:00

Tony Kanaan (Ford) : "Le Mans et Indianapolis sont les deux plus grandes courses !"

Tony Kanaan, champion d'IndyCar Series 2004 et vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis en 2013, s'essaie de plus en plus à l'endurance depuis quelques temps. Avec succès d’ailleurs puisque le pilote brésilien a remporté les 24 Heures de Daytona 2015. Cette année, il a disputé les 24 Heures du Mans pour la deuxième fois avec Ford !

Tony Kanaan (Ford) : "Le Mans et Indianapolis sont les deux plus grandes courses !"

On n’a pas forcément beaucoup vu Tony Kanaan en endurance par le passé. La première trace du Brésilien dans cette discipline remonte à 1998 lors des 24 Heures de Daytona sur une Ford Mustang Cobra engagée par l’équipe Tom Gloy Racing en LMGT1 (3e de la catégorie). Puis on le retrouve en 2007 aux 12 Heures de Sebring, version American Le Mans Series, avec l’Acura ARX-01a n°26 d’Andretti Green Racing. Il avait terminé 2e (à six tours de l’Audi R10 TDI victorieuse) en compagnie de deux autres pilotes d’IndyCar Series : Bryan Herta et Dario Franchitti. Cependant, il avoue qu'il a « toujours été intéressé par l’endurance. J’ai à chaque fois regardé les 24 Heures du Mans et les 24 Heures de Daytona à la télévision. Néanmoins, avec mon emploi du temps en IndyCar, ça n’a pas été possible d’en faire davantage, mais faire partie du monde de l’endurance est quelque chose que j’ai toujours voulu ! »

Cette année, l’homme dispute sa 22e saison en monoplace aux Etats-Unis (Champ Car, puis IndyCar Series) dans un championnat qui n’a pas grand-chose à voir avec l’endurance. « L'endurance est certes éloignée de ce que je fais d’habitude, mais j’apprécie car c’est plus un esprit d’équipe. En IndyCar, vous prenez le départ, essayez d’être le plus rapide tout au long de la course et c’est comme ça que vous avez une chance de gagner. En endurance, c’est différent. Vous avez plus de temps, vous devez partager la voiture avec deux autres pilotes et l'économiser pour leur rendre intacte (cette année il était associé à Andy Priaulx et Harry Tincknell, 12e en LMGTE Pro, ndlr). Vous ne voulez pas endommager l’auto et il faut donc adopter un rythme différent. Cela demande plus de concentration car c’est plus long et il est facile de faire une erreur. Il faut aussi gérer son sommeil. »

Entre une monoplace telle qu'une IndyCar et une GT, l’écart est assez grand, comme il le confirme. « J’ai désormais pas mal de courses de 24 heures derrière moi dans la Ford GT. J’ai d’ailleurs plus roulé dans cette voiture que dans n’importe quelle autre. J’adore les GT et la façon dont elles se comportent en piste. J’ai certes remporté les 24 Heures de Daytona en prototype, mais cela fait maintenant plus de trois ans (Riley-Ford avec Scott Dixon, Kyle Larson et Jamie McMurray, ndlr). Les GT sont très différentes à piloter, elles sont assez faciles, constantes. Cependant, il faut aussi toujours garder un œil dans le rétro pour surveiller les LMP qui arrivent vite. Je m’amuse au volant en tout cas… »

Cette année, il disputait ses deuxièmes 24 Heures du Mans après une première un peu particulière. Cependant, il a toujours voulu participer à cette course. « J’ai toujours aimé les 24 Heures du Mans depuis que je suis enfant. J’ai même joué au jeu vidéo, essayant d’apprendre le circuit. J’ai dû voir ma première course en 1982 à la télé, je crois. Je suis venu ici pour la première fois en 2017. Ce fut très inattendu. J’étais à Indianapolis le jour où Sébastien (Bourdais) a eu son accident lors des essais qualificatifs des 500 Miles. Le lendemain, Chip Ganassi (le patron de Ford Chip Ganassi Team qui engage les Ford GT en IMSA et en Championnat du Monde d’Endurance) m’a appelé pour me dire que j’allais disputer les 24 Heures du Mans à sa place. Même si c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, les premiers jours au Mans ont été bizarres. Je me sentais mal pour Sébastien, mais quelqu’un devait faire le travail ! Je dirais que j’ai aimé cette expérience, mais, pour pas mal de raisons, j’ai préféré l’édition 2018. »

Bien entendu, Tony Kanaan est tombé sous le charme des 24 Heures du Mans et ce n’est pas sans lui rappeler les 500 Miles d’Indianapolis. « L’année dernière, j’ai manqué le Pesage, mais j’ai pu y assister en 2018 et j’ai adoré. Cela fait partie du « show » tout comme la Parade qui est géniale. J’ai disputé les 500 Miles d’Indianapolis à 17 reprises. Cette course a toujours été l’événement de l’année pour moi. Maintenant que j’ai fait Le Mans, je peux dire que c’est aussi grand. Beaucoup de pilotes trouvent que la semaine est longue, pas moi, je pense même qu’elle passe trop vite ! Indianapolis et Le Mans sont tout simplement les deux plus grandes courses au monde. Il faut y prendre part au moins une fois dans sa vie. »

Photo IndyCar : David Bristol

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