24h Le Mans
Le 03/01/2019 12:00

Porsche 1948-2018, les 24 Heures en "grand huit" (7) - 1998

Alors qu'une exposition du Musée des 24 Heures (23 septembre 2018-24 février 2019) célèbre les 70 ans de Porsche, cette série propose des variations sur le chiffre 8, de 1948 à 2018. Ce nouvel épisode est consacré à 1998, année du demi-siècle de Porsche, victorieusement fêté sur le circuit des 24 Heures du Mans.

Porsche 1948-2018, les 24 Heures en "grand huit" (7) - 1998

A la veille de son demi-siècle, Porsche totalise 81 victoires sarthoises, toutes catégories confondues, dont quinze au général. A cette époque, les GT1 s'immiscent dans le peloton de tête face aux prototypes. Ainsi, la 911 GT1 avait terminé deuxième et troisième en 1996.

En 1998, face à Porsche, la liste des constructeurs présents en catégorie GT1 est particulièrement relevée : Toyota, Mercedes, Nissan, McLaren, Panoz. Porsche conçoit alors une version encore plus poussée de sa 911 GT1. Celle-ci avait déjà hérité du moteur 6 cylindres à plat 3 litres turbo issu du prototype 962 C (victorieux au Mans en 1986 et 87), et reçoit en 1998 le premier châssis en fibre de carbone de l'histoire de Porsche.

Deux exemplaires sont au départ, confiés à Uwe Alzen-Jörg Müller-Bob Wollek (n°25) et Laurent Aiello-Allan McNish-Stéphane Ortelli (n°26). Porsche engage également deux prototypes, aux mains de Michele Alboreto-Yannick Dalmas-Stefan Johansson (n°7) et David Murry-Pierre Henri Raphanel-James Weaver (n°8). Il s'agit du prototype TWR Porsche vainqueur dans la Sarthe en 1996 et 97, et rebaptisé Porsche LMP1-98.

Après l'abandon prématuré des Mercedes, un duel entre la 911 GT1 et la Toyota GT-One donne son rythme à la 66e édition des 24 Heures. Leaders pendant les premières heures, les GT-One de Martin Brundle-Emmanuel Collard-Vincenzo Sospiri et Thierry Boutsen-Ralf Kelleners-Geoff Lees sont retardées par des problèmes techniques, et les deux 911 GT1 prennent la tête. Pendant la nuit, elles sont à la lutte mais connaissent à leur tour leur lot de soucis : excursion hors piste pour la 25, refroidissement pour la 26. Ce qui permet à la GT-One de Thierry Boutsen-Ralf Kelleners-Geoff Lees de s'installer à nouveau en tête. Mais, à 90 minutes du drapeau à damier, la Toyota n°29 renonce, victime d'une défaillance de sa transmission.

Porsche s'offre un magnifique doublé, signé qui plus est avec la 911, son modèle emblématique. Sur le podium, les émotions sont contrastées. Le trio vainqueur se prend en photo avec des appareils jetables. Laurent Aiello découvrait la Sarthe, tandis que Stéphane Ortelli et Allan McNish avaient déjà disputé ensemble les 24 Heures 1997, au volant d'une 911 de l'équipe Roock Racing.

Mais le plus ému est sans doute Wolfgang Porsche, à peine deux mois et demi après le décès de son père Ferry, qui n'aura pas vécu le plus beau triomphe dont la marque puisse rêver pour son demi-siècle. Cette absence en rappelle une autre, comme une troublante coïncidence de l'histoire : en 1951, Ferdinand, le père de Ferry, était décédé quelques mois avant la première participation de Porsche aux 24 Heures.

Entre 1998 et 2000, Porsche a développé un nouveau prototype LMP1, baptisé LMP2000, mais il n'a jamais été vu en course. Pendant la deuxième moitié des années 2000, l'apparition de la RS Spyder offrira de nouveaux lauriers sarthois à un prototype Porsche. Rendez-vous dans le prochain épisode de cette saga pour en savoir plus.

Photos (D.R. / Archives ACO) - En haut : Largement modifiée du point de vue aérodynamique, la GT1 conserve toutefois quelques attributs visuels de la 911 routière, comme les phares avant en forme de virgule. Galerie ci-dessus : (à gauche) les 911 GT1 fêtent leur doublé en franchissant la ligne d'arrivée en formation serrée ; (au centre) malgré l'abandon des LMP1-98 officielles, on retrouve un prototype Porsche privé à l'arrivée : la Kremer K8/2 Spyder, douzième du général ; (à droite) au volant de la 911 GT2 de l'équipe Roock (17e du général), figure l'Allemande Claudia Hürtgen. Elle disputait ses deuxièmes 24 Heures en 1998, associée au Français Michel Ligonnet et au Britannique Robert Nearn.


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