24h Motos
12/01/2021 - 17:00

Mike di Meglio (F.C.C. TSR Honda France) : « Nous découvrons la moto à chaque course »

Le pilote français Mike di Meglio, homme fort des dernières 24 Heures Motos revient sur la victoire de son équipe et évoque le développement de la nouvelle CBR 1000 RR.
Mike di Meglio (F.C.C. TSR Honda France) : « Nous découvrons la moto à chaque course »

Vous avez réussi à imposer la nouvelle Honda CBR 1000 RR dès sa première participation aux 24 Heures Motos. Comment y êtes-vous parvenu ?

« Avec le report des 24 Heures Motos en septembre et la crise sanitaire internationale, nous avons eu plus de temps pour nous préparer. L’équipe a pu travailler sur des détails et réaliser des essais sur le circuit de Suzuka avec Yuki Takahashi en amont. Lorsque la semaine de course a débuté, Josh Hook, Freddy Foray et moi-même n’avions pas roulé avec la moto de course. Celle que nous avions utilisé lors de pré-tests en mars était une version standard. Nous avons véritablement affiné les réglages lors des essais officiels car la machine était déjà très performante. Réussir à gagner d’emblée les 24 Heures Motos avec cette nouvelle machine c’est un exploit. D’autant que nous étions dans l’inconnue. Malgré ça, nous avons eu la fiabilité et nous avons pu aller au bout de la course sans rencontrer le moindre ennui mécanique. C’était important pour nous de rallier l’arrivée. Finir la course avec la victoire ce fut encore meilleur. »

Malgré des conditions météorologiques difficiles, vous avez été l’un des hommes forts durant la course. Comment l’expliquez-vous ?

« Je me sentais très bien sur la moto et les pneus Bridgestone ont très bien fonctionné. J’avais beaucoup travaillé durant le confinement afin d’être prêt mentalement et physiquement. Je suis arrivé sur le circuit Bugatti avec un bon état d’esprit et je ne voulais pas faire d’erreur comme celle que j’avais commis en Malaisie (un accrochage avec Michael van der Mark, pilote de Yamaha Sepang Racing, avait envoyé les deux machines au tapis, ndlr). Je suis bien resté concentré durant toute la course et je ne voulais pas trop en faire. Ça a payé. »

Vous accueillez un nouveau coéquipier cette année, Yuki Takahashi. Est-ce un pilote que vous connaissez ?

« Je vais apprendre à la connaitre. J’ai couru contre lui en Championnat du Monde Moto2. Je connais son niveau. Il va poursuivre le travail de développement de la moto avec l’équipe au Japon. Les 24 Heures Motos seront sa première course d’endurance. Il va se préparer du mieux qu’il peut. Quand on débute dans cette discipline, il faut prendre les courses calmement. C’est un championnat court et long à la fois. Il y a beaucoup de points à prendre. »

Où en êtes-vous dans le développement de la CBR 1000 RR ?

« Nous en sommes encore au début. Nous la découvrons à chaque course. Aux 24 Heures Motos et aux 12 Heures d’Estoril, nous utilisions une base standard. La machine va évoluer au fur et à mesure et ça sera intéressant de jauger son potentiel sur des courses de huit heures avec une préparation moteur encore plus poussée. »

Quand auront lieu les prochains essais ?

« Nous allons effectuer des essais au début du mois de mars sur le circuit Bugatti. Ensuite, nous participerons aux Pré-tests des 24 Heures Motos programmés les 30 et 31 mars 2021. »

Vous comptez désormais deux victoires aux 24 Heures Motos et deux autres au Bol d’Or. Après votre carrière en vitesse, vous semblez vous épanouir en endurance.

« Je me régale. J’apprécie particulièrement la notion de partage avec des coéquipiers. Nous apprenons les uns des autres, nous essayons de trouver un certain équilibre à trois. Le plus important pour moi, c’est de gagner ensemble, trouver des compromis dans les réglages et s’adapter à la moto. L’endurance c’est très difficile mentalement. Nous allons au bout de nous-même. Plus je roule et mieux je me sens sur la machine. J’arrive à adapter mon style de pilotage et à trouver des solutions au fur et à mesure que les relais s’enchaînent. Lorsque j’ai débuté dans la discipline, j’avais peur de ne pas tenir physiquement et mentalement. Aujourd’hui, j’arrive à tirer le meilleur de la moto et de moi-même à chaque course. »

>> PREVENEZ MOI DE L'OUVERTURE BILLETTERIE <<