24h Le Mans
Le 20/12/2017 14:00

Message pour Martin Goureau

En mémoire de Martin Goureau, Responsable sécurité piste à l’Automobile Club de l'Ouest, qui nous a quittés soudainement le week-end dernier.

Message pour Martin Goureau

A toi notre Martin,

Dans ces moments-là, il n’y a pas de mots. Ou alors tout simples, ceux qui viennent du cœur. Il n’y en a pas de meilleurs.

Toi, des Meilleurs, tu en étais, Martin.

Honnête, bienveillant, drôle, râleur, sensible, souriant, ambitieux, mais aussi têtu, attachant, rigoureux, généreux, professionnel, sportif, malicieux… sont autant d’adjectifs qui te définissent, et pourtant il en manque encore ! Car toi, Responsable sécurité piste à l’ACO, tu étais surtout un passionné. Passionné de sport automobile et de voile, passionné par ton métier, passionné de la Vie. Comme tu aimais le dire, tu étais devenu au fil des années, Acteur de Ta vie.

Dans notre discipline, il y a des arrêts au stands, souvent. Mais on fait le plein, on change les pneus, on répare et ça repart. Toi, Martin, tu as été fauché comme ça en pleine course, à mi-course. Cruelle injustice de la vie. Le rideau se baisse bien trop tôt. A 41 ans. 

Arrivé comme bénévole régulateur au PC médical, puis embauché en 2003 comme chef de piste logisticien, tu avais su gravir les échelons au sein de l’Automobile Club de l’Ouest et t’imposer par tes qualités, ton dynamisme, ton professionnalisme. Tu avais gagné le respect de tous dans ton domaine de prédilection : la piste, la sécurité. Instinctivement, tu avais la Vista de la course. Un atout rare.

Avec toi, Martin, notre collègue, notre ami, nous avons tous une blague, un mot, une anecdote ou une image qui nous vient en mémoire.

Et toi, aujourd’hui, tu nous laisses là, sonnés, hagards, abandonnés…

Vide, semble être désormais la direction de course sans toi. Comme le paddock. Comme la pit-lane que tu arpentais continuellement et tous ces nombreux endroits du circuit où nous appréciions te croiser. Qu’en sera-t-il demain des épreuves, des courses ? Il va falloir apprendre à les vivre sans toi, connaître les 24 Heures du Mans sans tes coups de gueule, ton coup de blues d’arrivée et sans ta voix dans nos radios. Car à ta manière, tu étais un peu The Voice pour nombre d’entre nous, avec ta façon bien à toi de tout répéter pour passer tes consignes ou raconter quelques blagues.

Tu étais un père formidable, un fils aimant, un frère présent, un ami sincère ou un collègue toujours prêt à rendre service. Et tu nous as tous marqués d’une façon ou d’une autre.

Notre Martin ou Tintin, tu resteras à jamais dans nos cœurs.

De là où tu es, insuffle-nous toute la niaque et l’énergie qui te caractérisaient pour poursuivre notre passion après le traumatisme de ta disparition.

Sache que tu nous manques déjà et que l’on t’embrasse bien fort.

Et à ta famille, à tes enfants et à tes proches, nous adressons nos plus sincères condoléances et affectueuses pensées.