24h Le Mans
20/11/2019 - 13:00

Le Mans 66 : six histoires pour un film

Dans le cadre de l’exposition du Musée des 24 Heures (jusqu’au 23 février 2020) et la sortie du film Le Mans 66 en salles, cette série revient sur cette 34e édition des 24 Heures, revisitée sur grand écran par James Mangold. Avec, pour ce nouvel épisode, quelques histoires croisées de Christian Bale et Matt Damon, respectivement interprètes de Ken Miles et Carroll Shelby, et aussi de pilotes ayant collaboré au film et dont les pères ont inscrit leur nom dans la légende des 24 Heures.
Le Mans 66 : six histoires pour un film

-Dans Le Mans 66, James Mangold réunit pour la première fois à l’écran Matt Damon et Christian Bale. Ce dernier avait déjà tourné en 2007 avec le cinéaste américain dans 3 h 10 pour Yuma, remake d’un western réalisé en 1957 par Delmer Daves.

-En écho à l’engagement de Ken Miles et Carroll Shelby pendant la Seconde Guerre mondiale, Christian Bale et Matt Damon ont tourné dans deux films consacrés à cette période par Steven Spielberg. En 1987, pour son premier grand rôle, Christian Bale est à 13 ans le héros d’Empire du Soleil, dans la peau d’un adolescent séparé de ses parents dans la Chine occupée par le Japon. En 1998, le personnage interprété par Matt Damon donne son nom au film Il faut sauver le soldat Ryan.

-Ils ont également déjà prêté leur talent à des films consacrés à des histoires vraies de sport. En 2009, devant la caméra de Clint Eastwood, Matt Damon incarne dans Invictus François Pienaar, capitaine de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud lors de sa victoire à domicile dans la Coupe du Monde 1995. L’année suivante, Christian Bale interprête Dicky Eklund, entraineur du boxeur Micky Ward, dans Fighter, réalisé par David O. Russell.

-Parmi les pilotes sollicités pour Le Mans 66 figurent trois fils d’anciens participants – et même vainqueurs – des 24 Heures du Mans. Alex Gurney joue le rôle de son propre père Dan. En dix départs, ce dernier a couru de 1964 à 1967 sous les couleurs de Shelby American : deux au volant d’une Shelby Cobra Daytona (4e en 1964, abandon en 1965) et deux sur Ford (abandon en 1966, vainqueur en 1967). Agé de 45 ans, Alex Gurney n’a jamais disputé les 24 Heures, mais compte deux titres dans la série d’endurance américaine Grand Am (en 2007 et 2009).

-A l’inverse de son père Phil, premier Américain vainqueur au Mans (trois victoires en 1958, 61 et 62), Derek Hill n’a lui non plus jamais participé aux 24 Heures. Né en 1975, il a notamment disputé les 24 Heures de Daytona 1996 au volant d’une Bugatti EB110. Après ses trois victoires sur Ferrari, son père Phil a compté parmi les premiers pilotes recrutés par Ford pour sa grande offensive mancelle face au constructeur italien. Ainsi, Phil Hill a eu pour coéquipiers Bruce McLaren (en 1964) et Chris Amon (en 1965)… les deux futurs vainqueurs des 24 Heures 1966.

-Fils de Ronnie Bucknum, troisième sur Ford Mk II en 1966 en compagnie de Dick Hutcherson, Jeff Bucknum est le seul des trois à avoir disputé les 24 Heures. En 2003, au volant d’un prototype Pilbeam, il est contraint à l’abandon sur un problème moteur à la septième heure. Aujourd’hui âgé de 53 ans, Jeff Bucknum est né le 12 juillet 1966, à peine un mois après le podium sarthois de son père (18-19 juin).

PHOTO (TWENTIETH CENTURY FOX) – Au premier plan à droite, James Mangold (chemise à carreaux) sur le plateau en compagnie de Matt Damon (en blouson bleu) et Christian Bale (en combinaison blanche). Egalement à l’image (en veston marron), le comédien Josh Lucas interprète Leo Beebe, Directeur de la Compétition de Ford lors des 24 Heures du Mans 1966.