24h Motos
Le 09/04/2016 12:00

Kevin Rousseau - "Un rêve de faire les 24 Heures !" (2/2)

Suite de notre entretien avec Kevin Rousseau. Le pilote manceau de 23 ans s'appr

Kevin Rousseau - "Un rêve de faire les 24 Heures !" (2/2)

En parallèle de votre carrière en side-car (voir notre première article), quel a été votre parcours en moto ?
« Côté moto, j'ai fini 20e du Trophée Pirelli 600 en Superbike en 2013. L’année suivante, j'ai terminé 5e du même championnat  et en 2015, seulement 8e parce que je me suis fait percuter plusieurs fois en course, ce qui m'a fait perdre pas mal de points. Cette année, je participe aux 24 Heures Motos ainsi qu’aux 12 Heures de Magny-Cours au mois de juin et aux 24 Heures de Barcelone au mois de juillet. »

Est-ce facile de passer du side-car à la moto sur un même week-end de Championnat du Monde ?
« Je vais dire que ce sont deux choses différentes. Ce n’est pas comme si je passais d'une catégorie à une autre en moto. Effectivement, quand on passe d’une 600cc3 à une 1000cc3, c'est compliqué. Après, le point délicat c'est le physique, cela fait des week-ends relativement chargés ! Dans le cas des 24 Heures Motos, je vais avoir une course de 45 minutes en side-car pour ensuite enchaîner sur une course de 24 heures où je vais rouler à peu près 8 heures. C’est pourquoi, je m'entraîne beaucoup, je fais 8 à 10 heures de sport par semaine et suis suivi par un coach sportif et mental. C'est ce qui me permet aujourd'hui de pouvoir enchaîner autant de choses dans un même week-end de course. »

S’agit-il de votre première participation aux 24 Heures Motos ?
« Oui, je n'ai roulé qu'en 600cc3 jusque là. Pour moi, le 1000cc3 est vraiment une découverte, ce sont des machines qui marchent vraiment bien et qui vont  sacrément vite !  Avant cette course, ma seule expérience en endurance reste les 23 heures 60, une petite course d'endurance sur le Circuit International de Karting (pour des machines open 2 temps et 4 temps mono à boite de vitesse ou variateur de 15cv ou 25cv, ndla) mais il est vrai que les 24 Heures Motos seront une première pour moi.»

Comment ce projet a-t-il été construit pour que vous puissiez participer pour la première fois à l'épreuve ?
« Je cherchais un guidon depuis deux ans déjà. Je n’ai fait que du 600cc3 et les équipes qui disputent les 24 Heures Motos demandent une expérience en 1000cc3 pour vous recruter J'ai eu la chance d'être contacté par le team 24Racing. Michel Bruno a su me faire confiance et croire en moi. Aujourd'hui, sur ces premiers essais disputés jeudi, je suis le plus rapide des trois pilotes. Je pense qu'il doit être content de ma prestation. »

S’agit-il d’un rêve pour vous qui êtes Manceau de participer aux 24 Heures Motos ?
« Faire les 24 Heures Motos, c'est quand même un sacré rêve ! Je pense que pour tout pilote manceau, c'est ce qu'on peut rêver de mieux. De plus, il s’agit d’une manche du Championnat du Monde, c'est génial de participer à son intégralité, surtout avec un pilote comme Sébastien Delannoy parce qu'il a vraiment une grande expérience. Il a fait cinq années de Grand Prix, c'est donc quelqu'un qui est très performant. »

Avez-vous une appréhension particulière avant de participer à vos premières 24 Heures ?
« C'est vrai que ça donne une pression supplémentaire, surtout quand on "joue" à domicile. Lorsque l'on roule à l'étrangers où il y a moins de spectateurs français, c'est différent. A Assen, c'est toujours rempli avec 120 000 spectateurs mais c'est vrai que prendre le départ d’une course aussi mythique que les 24 Heures Motos, de plus à domicile, est un stress supplémentaire. »

Quel est votre objectif pour la course ?
« Déjà finir la course et puis engranger pas mal d'expérience pour qu'ensuite ça m'ouvre des opportunités sur des équipes plus performantes et officielles. »

On vous surnomme Kirikou. Pourquoi ce surnom ?
« C'est mon meilleur ami qui m'a baptisé ainsi. Déjà, je ne suis déjà pas très grand mais, lorsque j’étais plus jeune, c'était pire (rires). Voilà pourquoi, il m'a donné ce surnom. »

Vous pouvez consulter le site de Kevin Rousseau ici

David Bristol / ACO 


 

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