24h Le Mans
Le 10/12/2017 15:00

Julien Canal (Oreca) : "Je pense que j'ai une bonne étoile aux 24 Heures du Mans"

Julien Canal a une belle réussite aux 24 Heures du Mans. En huit participations, il a gagné sa catégorie à trois reprises. Il revient sur ses beaux moments et parle de ses projets pour 2018...

Julien Canal (Oreca) : "Je pense que j'ai une bonne étoile aux 24 Heures du Mans"

Quels sont vos projets pour 2018 ?

« C’est encore vague, surtout parce que l'équipe Rebellion Racing est encore indécise sur la catégorie dans laquelle elle souhaite rouler : rester en LMP2 ou sauter le pas en LMP1. Alexandre Pesci, le patron de l’écurie, aime beaucoup cette catégorie LMP1 et c’est intéressant car on peut prétendre à gagner le général aux 24 Heures du Mans. Certes, ce sera difficile, mais sur cette "Super Saison 2018 - 2019" qui englobe deux fois les 24 Heures du Mans, il y aura une possibilité de gagner car les LMP1 hybrides ne sont pas à l’abri de casses ou d’ennuis mécaniques. Il faut maintenant savoir avec quel châssis, quelle marque et quel moteur. J’ai renouvelé mon souhait de continuer avec eux. Après s’ils montent en LMP1, avec uniquement des pilotes professionnels, ce sera compliqué pour moi de poursuivre. J’ai prouvé ma fiabilité et j’ai su élever mon niveau d’année en année, j’ai donc ma chance. Si leur projet est le LMP2, à 100% je resterai avec eux. Cependant, je ne leur ai pas caché que j’avais eu des contacts avec d’autres équipes comme Signatech Alpine Matmut et Jackie Chan DC Racing. Je ne me ferme aucune porte, mais mon souhait premier est de rester en WEC.

Gagner les 24 Heures du Mans en prototypes serait la consécration pour moi !

Julien Canal

Le LMP1 serait un vrai plaisir au niveau pilotage pour vous….

«  Complètement (rires). Lorsque je suis passé du LMGTE Am au LMP2, c’était exceptionnel et je me demandais ce que je pouvais faire de mieux. 2e en 2014, 1er en 2015, j’ai pris un plaisir énorme. La marche était pourtant haute, il a fallu que je me remette en question au point de retravailler comme un jeune pilote. En 2017, il y a eu cet ajout de 100 chevaux aux LMP2, ce fut un vrai bond en avant. Ca va plus vite, on passe plus vite en virages. C'est génial. Ca aide beaucoup en termes de sécurité au niveau des GT, je l’ai d’ailleurs confirmé aux membres de l’Automobile Club de l’Ouest. Ils appréhendaient un peu le fait que certains gentlemen drivers ne s’en sortent pas, mais je leur ai dit que c’était plus facile au final. Là, avec la sason à venir, on est bien équilibré avec un LMP1 non hybride qui vient s’intercaler entre le LMP2 et le LMP1 hybride. J’adorerais en piloter une ! 

Vous avez gagné trois fois les 24 Heures du Mans en GT1 (2010) et LMGTE Am (2011 et 2012, voir photos ci-dessus). Visez-vous une nouvelle victoire, en catégorie LMP2, par exemple ?

C’est la grosse interrogation du moment. Les 24 Heures du Mans, c’est toujours l’incertitude. Earl Bamber (double vainqueur des 24 Heures du Mans en 2015 et 2017, ndlr) a déclaré que « Le Mans, vous ne choisissez pas de le gagner, c’est Le Mans qui vous choisit. » Il y a tellement de choses qui rentrent en jeu. On peut se préparer au mieux et perdre, il y a une dose de chance qui est indéniable. Le LMP1 non hybride est déjà un rêve extraordinaire,  mais gagner  les 24 Heures du Mans en prototype que ce soit en LMP2 ou LPM1 serait la consécration pour moi. Ca me ferait un autre gros trophée à mettre à côté des trois autres (rires). Ca sera difficile à réaliser, mais il est vrai que j’ai une belle réussite au Mans. Huit participations, trois victoires, une 3e place (Ligier JS P2 Nissan n°26, photo ci-dessus) et un seul abandon. Je pense que j’ai une bonne étoile. De plus, faire de bons résultats aux 24 Heures, pour moi manceau, j’en ai des frissons. Il y a peu de temps, j’ai assisté à la projection du film officiel des 24 Heures du Mans, quand tous ces gens du Mans, qui sont derrière moi, m’ont applaudi, ca m’a fait chaud au cœur. C’est pour cette raison que je souhaite continuer en endurance, à faire le WEC ou l’ELMS. C’est un rêve qui continue… »

La première partie est ici 

24 Heures du Mans 16/17 juin 2018 - billetterie

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