24h Le Mans
08/11/2013 - 14:00

Histoire : la communication radio

Elle est utilis
Histoire : la communication radio

Outil indispensable dans une voiture de course moderne, la radio est arrivée au Mans en 1949 et n’a jamais cessé de progresser depuis.

Dès 1926, Alfred Neubauer comprend l’avantage qu’il peut tirer d’une communication avec ses pilotes pendant les courses. Le directeur de la compétition chez Mercedes invente alors une technique qui fera école : le panneautage. Avec de simples plaques, il intime des consignes aussi diverses que « rentrer aux stands », « ralentir » ou encore « rester derrière son équipier ».  Si la méthode se révèle parfaitement efficace dans un sens, elle ne permet pas au pilote de répondre en temps réel. Il faudra attendre près d’un quart de siècle pour que le problème soit résolu.

En 1941, la Bataille d’Angleterre est gagnée en partie grâce aux communications radios établies entre les pilotes d’avions et les stratèges de la Royal Air Force. Très en avance dans ce domaine, les Britanniques vont transférer leur savoir aux courses automobiles dès la fin du conflit mondial. La première application sur circuit est l’initiative de Peter Clark qui, en 1948, équipe sa HRG d’une radio bidirectionnelle pour les 24 Heures de Spa.

L'antenne de radio est visible sur la HRG de Peter Clark en 1948.

L’invention est utilisée au Mans dès l’année suivante (1949), première édition d’après-guerre, sur la Simca 8 de Norbert Jean Mahé et Roger Crovetto. En 1950, l’Américain Briggs Cunningham installe un système équivalent dans ses deux Cadillac (Le Monstre et Petit Pataud). Mieux : en 1955, la Salmson Spyder est équipée d'un émetteur-récepteur qui permet à Jean-Paul Colas de commenter sa course en direct à la radio ORTF, sa voix étant captée par un laryngophone ! Hélas, après la catastrophe (accident de Pierre Levegh) survenue vers 18h25, les forces de retransmission sont réquisitionnées et l'aventure médiatique tourne court. Qu’importe, la révolution est en marche !

Les antennes sont visibles aussi sur les Simca de 1949, Cadillac de 1950 et Salmson de 1955.

Julien HERGAULT / ACO
Photos : AUTO JOURNAL, Guy GRIFFITHS