24h Le Mans
Le 15/04/2018 09:00

Frédéric Makowiecki (Porsche) a les 24 Heures du Mans en point de mire

Frédéric Makowiecki est l'un des meilleurs pilotes GT au monde. Il vient d'ailleurs de remporter les 12 Heures de Sebring en catégorie GTLM en compagnie de Patrick Pilet et Nick Tandy, vainqueur des 24 Heures du Mans 2015, sur leur Porsche 911 RSR. Le Français va maintenant se concentrer sur les 24 Heures du Mans (16 et 17 juin), épreuve qu'il disputera pour la 8e fois de sa carrière.

Frédéric Makowiecki (Porsche) a les 24 Heures du Mans en point de mire

Sa première participation : « C’était en 2011 sur une Ferrari 458 Italia engagée par Luxury Racing en LMGTE Pro (avec Stéphane Ortelli et Jaime Melo, ndlr). Je me rappelle que j’étais arrivé au début de la semaine des 24 Heures du Mans un peu fatigué, le déroulement et l’excitation qui ont suivi n’avaient rien arrangé. Maintenant, avec l’expérience, je gère ça différemment. Pendant la nuit, je me battais avec Gianmaria Bruni (Ferrari AF Corse n°51, ndlr), je venais de récupérer la 2e place et j’étais en lice pour la victoire. Malheureusement, nous avons eu des soucis techniques (abandon à 6 h 25, moteur cassé, ndlr). Je suis assez fier de cette première participation car, au sein d’une équipe privée, nous étions en lutte avec AF Corse, Team Felbermayr Proton, BMW Motorsport et Corvette Racing. » 

Son meilleur souvenir : « Je dirais les deux pole positions que j’ai signées car, même si ce n’est pas ça qui fait gagner, ce moment est toujours spécial. De plus, je les ai faites avec deux voitures différentes (Ferrari 458 Italia en 2012 et Aston Martin Vantage en 2013, ndlr). Maintenant, j’aimerais en signer une avec la Porsche 911 RSR… Au niveau des résultats, je citerais 2014, ma première année avec Porsche, où nous terminons 3e. Il nous manquait un peu de performance mais Richard Lietz, Marco Holzer et moi sommes restés très solidaires. »

Son pire souvenir : « 2015 et 2016. Je ne conçois pas de m’aligner sur une course sans avoir de la performance. Ne pas avoir de fiabilité est une chose car ça se travaille, par contre ne pas être performant, je ne l’accepte pas. Ces deux années là, nous n’étions nulle part, pas compétitifs. »

Son meilleur coéquipier : «Richard Lietz ! Il est extrêmement rapide, a une bonne approche du sport auto et sait gérer une course. Il ne fait quasiment aucune erreur. Je serai de nouveau associé avec lui aux 24 Heures du Mans cette année, j’en suis ravi (avec Gianmaria Bruni également, ndlr). »   

Sa meilleure voiture : « La catégorie GTE a bien évolué. En 2011, je roulais en 3’56 alors que maintenant nous sommes en 3’50. La nouvelle Porsche 911 RSR est un bel outil, parfois même un peu trop pointue. »

Ses 24 Heures du Mans 2017 : « Nous savions qu'à certains moments de la course, nous serions forts, surtout la nuit quand il fait plus frais. Tout a très bien fonctionné sur la voiture. Cependant, lors de cette édition, il a fait très chaud et ça nous a compliqué la tâche, nous étions plus en retrait. Nous aurions néanmoins pu gagner, mais dans mon avant-dernier relais, j’ai eu une crevaison lente peu de temps après être passé au stand. Nous avons donc dû effectuer un arrêt de plus. La troisième place était envisageable, à 20 secondes, mais combler cet écart en une heure seulement, avec le niveau de compétitivité en LMGTE Pro, ce n’était pas possible ! »

Sa dernière grande course (les 12 Heures de Sebring qu’il a remportées) : « C’est l'un de mes plus grands succès. Sebring est ma course préférée aux Etats-Unis et nous savions que nous n'aurions une chance que si nous, en tant qu'équipe, ne faisions pas d'erreurs. Nous n’avons pas été les plus rapides en vitesse pure. BMW, Ford et Ferrari l’ont été tout le week-end. alors que nous étions les plus lents avec Corvette. Nous avions conscience qu’à la moindre erreur, on serait hors du coup pour la victoire. Tous les trois (avec Patrick Pilet et Nick Tandy), nous avons pris des risques sur la piste, mais ça a payé. Ce fut une course très difficile, mais cette victoire est d'autant plus spéciale. »

Le Mans 2018 : « Comme chaque année, j'ai hâte que ça commence car c’est un travail de longue haleine. Lorsqu’on termine l'édition précédente le dimanche à 15 heures, on se prépare tout de suite pour l'année suivante. Nous voulons gagner. Mis à part 2013 (Porsche 911 RSR n°92 de Marc Lieb, Richard Lietz et Romain Dumas), Porsche n’a plus brillé aux 24 Heures du Mans en LMGTE Pro depuis pas mal d’années !  » 

Photos (MPS Agency / Pascal Saivet). Photo n°1 : Ferrari 458 Italia n°59 Le Mans 2012, photo n°2 : Aston Martin Vantage n°99 Le Mans 2013, photo n°3: Porsche 911 RSR 12 Heures de Sebring 2018. 

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