Mobilité
28/03/2019 - 17:45

Assises de l'Automobile : la voiture autonome et la digitalisation

Aujourd'hui ont lieu les Assises de l'Automobile, événement organisé par Ouest France en partenariat avec l'Automobile Club de l'Ouest, dans l'enceinte du circuit des 24 Heures du Mans. Retrouvez chaque temps fort de cette journée de réflexions et de débats sur la mobilité et les énergies du futur.
Assises de l'Automobile : la voiture autonome et la digitalisation

Pour clôturer ces tables rondes des Assises de l'Automobile, un dernier débat "voiture autonome et digitalisation, de quoi parle-t-on ?" est lancé. Anne Asensio, vice-présidente design experience de Dassault Systèmes, Karl Laferté, directeur du programme véhicule autonome de Renault, Guillaume Devauchelle, vice-président Innovation et Développement Scientifique du groupe Valeo et Guillaume Crunelle, responsable du secteur automobile au Cabinet Deloitte ont participé tour à tour au débat.

 

Anne Asensio, vice-présidente design experience de Dassault Systèmes : "La voiture autonome va changer notre rapport à l’objet. Elle va réduire l’impact environnemental et la charge sécuritaire. Effectivement, toutes les technologies posent d’abord une question d’adoption. Si celle-ci n’est pas traitée dès le début, on va connaitre un effet de rejet et d’anxiété des utilisateurs. Il faut donc convoquer, au démarrage, l’humain dans la conception de la voiture autonome. Cette nouvelle technologie peut être une révolution." 

Karl Laferté, directeur du programme véhicule autonome de Renault : "Les voitures autonomes de niveau 2 permettent de se décharger de moments pénibles comme les embouteillages. Il faut démocratiser cette technologie. Mais si on parle des voitures autonomes de niveaux supérieurs, on doit imaginer  de nouvelles réglementations. On utilise l’expérimentation pour comprendre et concevoir la robotisation. Pour le véhicule particulier, on se limite à une assistance. Par ailleurs, on a un vrai problème de coût, où il faut repenser le business modèle et où il faut repenser la mobilité". 

Guillaume Devauchelle, vice-président Innovation et Développement Scientifique du groupe Valeo : "La voiture autonome est un atout. Elle est inséparable de la connectivité. Evidemment, le zéro défaut n’est pas atteignable en terme de sécurité. Mais nous sommes dans cette logique d’apporter un vrai plus pour l’humanité, sans prétendre au zéro accident. En revanche, les véhicules autonomes vont probablement changer nos habitudes et nous détendre au volant". 

Guillaume Crunelle, responsable du secteur automobile au Cabinet Deloitte : "On a commencé a parler des ces voitures autonomes, il y a quatre ou cinq ans. Aujourd’hui, c’est une réalité. A l'époque, un tiers des automobilistes ne souhaitait pas de véhicules autonomes pour rester maître de son véhicule. Depuis, la population adhère à 50% pour le côté sécuritaire. Depuis 2017, on a vu l’impact des médias et des discussions autour des ces innovations automobiles changer la vision des personnes : on a reperdu de leur confiance. Le coup d’arrêt est mondial. Nous sommes dans un épreuve de raison, où il faudra, dans les années à venir, convaincre la population".