Mobilité
28/03/2019 - 17:00

Assises de l'Automobile : Automobilistes et infrastructures

Aujourd'hui ont lieu les Assises de l'Automobile, événement organisé par Ouest France en partenariat avec l'Automobile Club de l'Ouest, dans l'enceinte du circuit des 24 Heures du Mans. Retrouvez chaque temps fort de cette journée de réflexions et de débats sur la mobilité et les énergies du futur.
Assises de l'Automobile : Automobilistes et infrastructures

Marc Bouron, directeur général de Cofiroute, Groupe Vinci et Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai France, ont traité du thème "automobiles et infrastuctures". Didier Laurent, journaliste modérateur, pose le problème d'entrée : qu'est-ce-qui peut brider l'achat d'un Véhicule Electrique ?

Marc Bouron, directeur général de Cofiroute, Groupe Vinci : "La place des infrastructures est essentiel. L’usage urbain d'un VE (Véhicule Electrique) où la moyenne est de 30 km par jour, la technicité des recharges est assez simple, les entreprises investissent pour ces bornes. Sur le paysage urbain, on ambitionne de positionner 7 millions de bornes en France. La seconde inquiétude se porte sur les trajets de longue distance. Sur les aires de service Vinci, on souhaite remplacer progressivement les pompes à essence et déployer les bornes de rechargement pour subvenir aux besoins. Le point de friction des trajets longues distance va être estompée par les bornes ultra-rapides qui rechargent les voitures en seulement 10 minutes. De plus, le bon usage d’un VE passe par la connectivité et la communication sur les autoroutes. Toute l’intelligence doit être développée dans le véhicule.  Notre vision est de répondre à l’usage quotidien de 75% des Français. Les infrastructures peuvent être mises sur les aires de service pour faciliter les utilisateurs. Le modèle économique sera bouleversé avec un système d’abonnement sur une marque de borne." 

Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai France : "C’est important de savoir pourquoi les utilisateurs achètent ou non. Les 3 principales réserves des automobilistes : le prix, l’autonomie et la charge, l'infrastructure et la virtuosité de la voiture électrique. L’usage est influencé par l’infrastructure. Aujourd’hui les gens n’ont pas encore sauté le pas. C’est évident qu’aujourd’hui si vous utilisez un VE, il faut une réactivité de la part des infrastructures de manière à s’assurer que la borne est disponible."