24h Motos
18/04/2019 - 20:00

24 Heures Motos - Emilie Seigneur (BMW) : un ménage en course

Le team Seigneur Motorsport Racing participe à sa première édition des 24 Heures Motos ce week-end (20 et 21 avril). Alors que son mari est au guidon de la BMW 1000RR #74 sur le circuit Bugatti, Emilie Seigneur est la team manager de l’équipe originaire de Haute-Savoie.
24 Heures Motos - Emilie Seigneur (BMW) : un ménage en course

C’est une vie à mille à l’heure que nous conte Emilie Seigneur. Femme du pilote Christophe Seigneur et team manager de l’écurie Team Seigneur Motorsport Racing, elle s’occupe de toute la bonne organisation des 22 membres l’équipe depuis une dizaine d’année.

Comment êtes-vous arrivée dans l’équipe Seigneur Motorsport Racing ? Est-ce le choix de votre mari, pilote dans ce team ? Non, du tout. C’est un projet que nous avons eu tous les deux il y a plus de dix ans maintenant. C’est notre bébé. Ca fait des années que nous sommes sur les circuits. On a commencé par faire du roulage libre puis après Christophe a fait des courses de vitesse et d’endurance. Avec le temps, nous avons monté un team et nous voilà, aux 24 Heures Motos, ensemble.

En tant que Team Manager, quelles sont vos missions ?  En fait, je m’occupe de tout ce petit monde, un peu comme une maman. Je gère toute l’organisation en amont, pendant mais aussi après un événement. Avant une course, je rassemble l’ensemble du staff. Nous sommes un team privé donc il faut connaître les disponibilités des uns et des autres. Il faut tout planifier, les jours et les heures d’arrivée. Je vais donc gérer toute la logistique : les approvisionnements, les fournisseurs divers et variés et toute la partie intendance. Je suis Team Manager femme, je n’ai pas les notions mécaniques des garçons, je bricole, c’est tout. Donc j’ai un manager mécanique qui lui s’occupe de toute la gestion méca. Il me fournit des rapports. Mais lorsqu’il y a un coup de mains à donner, je suis la première à le faire.

Qu’est ce que vous avez fait aujourd’hui pour l’équipe ? Alors ce matin…qu’est-ce-que j’ai fait (rires) ? J’ai commencé ma journée à 7h30, en cuisine. Ensuite, j’ai filé au box, j’ai ravitaillé les garçons qui avaient besoins de matériels. Je me suis occupée de mon staff qui oublie le déodorant, le gel douche… pour la rigolade quoi. Ensuite, je suis revenue pour finir de préparer la tartiflette. Nous venons de Combloux, en Haute-Savoie. Donc pour les essais de nuit, j’essaie toujours de leur faire une raclette, c’est facile, et ça fait plaisir !

Comment qualifieriez-vous votre team Nous sommes un team vraiment très famille. C’est notre priorité, tout le monde met la main à la pâte. Nous sommes réunis en toute simplicité. Nous sommes plongés dans un esprit de convivialité. C’est une aventure enrichissante.

Vous êtes masso-thérapeute dans la vie… cela vous sert dans une course ? Mon mari, Christophe ne souhaite pas que j’intervienne, j’en fais suffisamment. Pour les essais qualificatifs de cet après-midi, je serai aux chronos. Je pense que pour être Team Manager, il faut être polyvalent et passer sur tous les pôles. Je pense remplir ma mission au mieux...

D’ailleurs, comment gérez-vous au mieux cette équipe ? J’ai 22 personnes à gérer dont six mécanos, quatre personnes au ravitaillement, quatre au chronométrage, deux kinés, les quatre pilotes et leurs accompagnants… Ce n’est pas facile tous les jours. Il faut combiner avec les anciens et avec les nouveaux arrivants. On ne reconduit pas certains contrats de pilotes pour certaines raisons. Il faut toujours composer et pour ça il faut que je sois à l’écoute. Je fais le maximum pour tout le monde.

Travailler avec son mari est une force pour cet équipage ? Je pense que dans notre vie en général, nos deux éléments réunis font notre force. Nous sommes la force à nous deux. Christophe va plus être sur la partie technique, qui est son domaine et moi je vais être dans l’ombre du décor mais tout en apportant la masse de logistiques pour le bon déroulement des choses. Après, nous travaillons ensemble mais nous sommes indépendants l’un de l’autre. Nous savons ce que nous avons à faire. Finalement, j’essaie d’être impartiale avec les garçons. Je m’occupe même plus des autres pilotes que de Christophe. Il y a certaines courses où il ne me voit pas beaucoup, mais nous ne sommes pas en vacances, il le sait.

Vous avez des appréhensions pour les jours à venir ? Je n’ai pas d’attentes particulières, je ne vais pas avoir de montagnes russes. Après il y a toujours des aléas à prendre en compte. Aujourd’hui, j’ai la force et l’expérience que rien ne peut m’abattre. Nous avons eu des coups durs, mais ça nous a rendu plus forts.

 

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