24h Motos
18/04/2019 - 16:30

24 Heures Motos – Christophe Seigneur (BMW) : « Même pas peur ! »

Agé de 53 ans, Christophe Seigneur est le doyen des 24 Heures Motos 2019. L'aîné de cette 42e édition de la classique mancelle dispute pour la première fois le double tour d’horloge au sein de sa propre structure, Team Seigneur Motorsport Racing, elle-même au départ de ses premières 24 Heures. Interview avec ce doyen, débutant avec son équipe dans la Sarthe, enthousiaste.
24 Heures Motos – Christophe Seigneur (BMW) : « Même pas peur !  »

La vie de Christophe Seigneur (53 ans) se partage entre compétition moto « sous tous ses angles » (vitesse, side-car, endurance) et son activité d'entraîneur de ski. Fidèle de longue date de BMW, il est ce week-end au guidon de S1000RR (catégorie Superstock) #74 (numéro du département de la Haute-Savoie, où l’équipe est basée), en compagnie de David Henriques, Fabien Scorsone et Jonathan Germany. 

Pouvez-vous résumer l’histoire de Team Seigneur Motorsport Racing ?

« Au départ, lorsque nous avons monté notre équipe, nous courions en vitesse: j’ai notamment été champion de France de side-car vitesse. Mais quand nous avons créé l’équipe, l’objectif était d’aller en endurance. Nous y sommes depuis maintenant dix ans, nous avons été vice-champions d’Europe en catégorie Stock en 2018, puis nous avons sauté le pas pour faire l’intégralité du Championnat du Monde. Mon épouse gère toute l’intendance et l’administratif, et, de mon côté, je m’occupe de toute la partie mécanique avec les mécaniciens. »

Avez-vous déjà couru les 24 Heures Motos ? 

« C’est ma troisième participation aux 24 Heures Motos, mais auparavant je les avais disputées avec d’autres écuries. Notre objectif, cette année, avec mon équipe, est de finir dans le top 20 du classement général, et de viser la dixième place de la catégorie Superstock. Nous en avons les capacités. »

Que ressentez-vous à l’idée d’être le vétéran des 24 Heures Motos 2019 ?

« Il s’agit juste d’être prêt au bon moment. Il faut faire du sport, travailler. Nous avons l’habitude, nous sommes bien préparés… Comme disent mes enfants : "même pas peur !'' (sourire). Ca permet de rester jeune, de garder une certaine acuité physique et mentale. Je suis entraîneur de ski, donc je suis en mode compétition toute l’année. C’est bon pour l’état d’esprit. »

Quels points communs verriez-vous entre la moto et le ski, en dehors de l’évidence du sens de la trajectoire ?

« Le corps est '‘dehors'’, en quelque sorte, dans le sens où il travaille beaucoup, et il faut énormément résister pour trouver la bonne position du corps. De ce point de vue, la moto et le ski, c’est exactement la même chose, avec la position du bassin, par exemple. »

De quelle manière votre parcours de pilote moto vous est-il utile en tant d’entraîneur de ski ?

« En ski, il faut surtout expliquer le moment du départ à mes stagiaires. C’est un moment de doute, et mon vécu en moto leur sert pour ça. Même si on est par exemple en équipe de France, le ski reste avant tout un sport individuel. Mais au fil d’une saison, le skieur s’ennuie et a besoin d’une équipe autour de lui. Un skieur a son coach et ils ont toujours besoin d’être ensemble, sinon ça ne peut pas marcher. Il y a donc un travail d’équipe, mais abordé d’une manière différente par rapport à ce que nous vivons aux 24 Heures Motos. »

... Tandis qu’aux 24 Heures Motos, on partage tout avec ses coéquipiers…

« Tout à fait. Il faut arriver à être homogène avec les trois autres pilotes. Avec notre équipage, nous nous connaissons depuis longtemps, nous roulons tous sur BMW, c’est donc plus facile. »