24h Le Mans
06/06/2019 - 15:00

24 Heures du Mans - David Heinemeier Hansson, le retour au sommet en LMP2 ?

David Heinemeier Hansson participera cette année pour la 8e fois aux 24 Heures du Mans (Ligier JS P217 #37 Jackie Chan DC Racing avec Jordan King et Ricky Taylor). Fidèle depuis 2012, le vainqueur de la catégorie LMGTE Am en 2014 (sur Aston Martin Vantage GTE avec Kristian Poulsen et Nicki Thiim, ndlr) a une vraie revanche à prendre. Après un premier abandon en 2018 et une disqualification en 2017, il ne vise rien de moins que la victoire.
24 Heures du Mans - David Heinemeier Hansson, le retour au sommet en LMP2 ?

Un peu de stabilité. En voyant le nom de David Heinemeier Hansson associé à la structure Jackie Chan DC Racing pour la deuxième année consécutive, on se dit que le Danois a enfin trouvé un peu de stabilité. Ce touche-à-tout (développeur web, auteur, pilote) a enchaîné les expériences au Mans, d’Aston Martin Racing à Oak Racing, de Vaillante Rebellion à Extreme Speed Motorsports. Alors, disputer à nouveau Le Mans avec la même équipe, est-ce bénéfique ? « C’est un plaisir de travailler à nouveau avec la même équipe, mais tout ce qui se trouve sous cette bannière est en fait différent ! Le châssis est différent de l’an passé (désormais une Oreca 07 et non plus la Ligier JS P217) et l’équipe technique en charge de la préparation de l’auto est aussi différente (OAK Racing en 2018, et JOTA Sport désormais). En réalité, c'est un peu comme à chaque fois que je viens au Mans : nouvelle voiture, nouvelle équipe ». Pas vraiment de quoi être dans sa zone de confort… Qui a dit que Le Mans devait être simple ?

Auteur de plusieurs livres sur les méthodes de travail et sur l’organisation – dont l’excellent It doesn’t have to be crazy at work - « DHH » est un pilote attaché aux détails, un gentlemen driver qui ne laisse rien au hasard et veut sans cesse s’améliorer. Lui qui conseille de ne pas avoir des journées à rallonge au bureau et préconise la qualité du travail à la quantité, applique-t-il ses propres recommandations ? Oui !

« Il y a une grande mais subtile différence entre vouloir être bon dans un domaine et travailler « dur » dans ce domaine. En fait, je ne crois pas au fait de travailler dur au sens traditionnel, c’est-à-dire passer le plus d’heures possible sur un sujet. Je ne fais pas ça au bureau, ni en sport automobile. Il est facile de se convaincre que l’on mérite la victoire simplement parce que l’on a passé des heures et des heures sur un sujet. Le monde est rempli de gens qui ont travaillé très, très dur, mais qui ne décrochent pas le succès. Beaucoup d'histoires sur cette notion d'effort sont des histoires que les gagnants se racontent et racontent aux autres, car c’est une belle histoire… »

David Heinemeier Hansson connaît les joies de la victoire. En 2014 avec Aston Martin, il signait un succès symbolique et émouvant en LMGTE AM, avec deux équipiers danois. Un hommage vibrant à Allan Simonsen, disparu un an auparavant. En 2017, David Heinemeier Hansson touchait presque la victoire du bout des gants en LMP2 cette fois, mais sa voiture était disqualifiée au lendemain de l’épreuve (l’équipe Vaillante Rebellion avait modifié la partie arrière de la carrosserie en y réalisant un trou afin d’accéder au démarreur défectueux pour le « frapper » et relancer la voiture à chaque arrêt au stand). Une vraie plaie encore ouverte. « 2017 est à ce jour ma meilleure édition, celle ou j‘ai le mieux piloté. L’Oreca 07 convient parfaitement à mon style de pilotage. C'est donc avec beaucoup de confiance que je reviens au Mans avec elle ! L’édition 2017 a été particulièrement frustrante. Mais 2019 est une autre année, et donc une autre chance. Avec notre équipe, notre voiture et notre équipage, nous avons une nouvelle fois une chance de monter sur la plus haute marche du podium ».

Quelle sera la clé de cette édition 2019 ? Dans une catégorie LMP2 très ouverte, avec 20 engagés, à quoi ressemblera le double tour d’horloge ? « Je pensais que tout le monde serai prêt avec une connaissance approfondie du châssis, transformant la course en véritable sprint... Mais l'édition 2018 m’a donné tort. Beaucoup d'équipes ont eu des problèmes mécaniques ou ont eu des problèmes avec le règlement. Alors, pour 2019, difficile de faire des prédictions. Je crois que nous allons certainement faire ce que tout le monde dit toujours avant Le Mans : aller vite et surtout ne pas abîmer la voiture ».

Après sa victoire aux 1000 Miles de Sebring en mars, David Heinemeier Hansson peut-il signer un second succès majeur en 2019 et devenir multiple vainqueur de catégorie ? On le lui souhaite.

PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT DES 24 HEURES DU MANS, 24 HEURES DU MANS,DIMANCHE 2 JUIN 2019, JOURNEE TEST. David Heinemeier Hansson s'élancera de nouveau dans la catégorie LMP2, dans laquelle il espère s'imposer, après son succès de 2014 en LMGTE Am. 

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