24h Le Mans
Le 13/06/2018 12:00

24 Heures du Mans – Dans l’habitacle d’une LMGTE

Les voitures engagées en catégories LMGTE Pro et LMGTE Am sont les voitures les plus proches de celles que nous utilisons tous les jours. Visuellement, les Corvette C7.R, Ferrari 488 et autres Porsche 911 RSR sont dérivées de leurs cousines sportives de série. A bord également, cette filiation avec les modèles de route est visible. Embarquons à l’intérieur des GT de cette édition 2018 !

24 Heures du Mans – Dans l’habitacle d’une LMGTE

Lorsque l’on s’installe au volant d’une LMGTE Pro comme d’une LMGTE Am, pas de doute, c’est une véritable voiture de course que l’on découvre. Le règlement impose la suppression d’éléments d’une voiture de série : les sièges arrière et le siège passager ne sont plus là. Les constructeurs ont la possibilité de faire disparaitre les matériaux et pièces d'insonorisation, de décoration et d'isolation. Le chauffage tout comme le système d'air conditionné d'origine peuvent eux aussi être enlevés. Alors que les câbles sont intégrés au plancher de votre voiture de série, ils sont ici visibles. Tous ces câbles qui courent peuvent sembler désordonnés de prime abord, mais leur positionnement est en réalité issu d’un vrai cable-management (optimisation de l’organisation des câbles) que chaque équipe réalise.

L’objectif de tous ces efforts ? Partir à la chasse au poids superflu, et dépouiller l’habitacle de tout élément dispensable. Car la voiture doit afficher sur la balance un poids proche de 1 245 kg. Ce poids est soumis à variation, selon une Balance de Performance automatique.

La chasse au poids ne se fait pas pour autant au mépris de la sécurité du pilote. A bord, la voiture doit être équipée du système d'acquisition de données FIA/ACO et de capteurs divers et variés (pression d’admission, pression de suralimentation, pression de collecteur, sondes de température, etc.). Les voitures sont suivies de manière précise grâce à un GPS FIA/ACO inclus dans les capteurs obligatoires. Nul besoin d’un GPS classique pour guider les pilotes, qui connaissent parfaitement les virages !

Des voitures « hyper-connectées » dans lesquelles la mission du pilote est d’aller vite, mais pas seulement. L’endurance est aussi une histoire de stratégie et d’anticipation, d’attention à tous les détails. En lien avec son ingénieur de course via la radio, le pilote peut ajuster la cartographie moteur selon la situation (permet de gérer la puissance disponible) et ainsi optimiser la consommation, notamment si une zone slow est activée. Il peut gérer la répartition des freins pour s’adapter à l’évolution de la piste et à la dégradation de ses pneumatiques ou encore doser le contrôle de traction (limite la puissance motrice afin de prévenir le patinage des roues).

Depuis quelques années, les voitures des catégories LMGTE Pro et LMGTE Am sont également dotées d’un écran qui permet de voir précisément ce qui se passe derrière et anticiper le dépassement des prototypes.

Tout est fait pour faciliter la cohabitation entre catégories avec le plus haut niveau de sécurité possible.

Photo : l'habitacle de la nouvelle Aston Martin Vantage GTE.

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