24h Le Mans
10/06/2019 - 19:00

24 Heures du Mans - Beretta, Fisichella et Lamy, des pilotes pro au service de l'Am

Ils ont couru en Formule 1, intégré les équipes les plus prestigieuses, remporté des courses et gagné des championnats sur tous les continents. Ces pilotes professionnels sont aujourd'hui engagés en catégorie LM GTE Am, qui se caractérise par la présence obligatoire de deux pilotes amateurs au sein de l'équipage. Ils nous donnent leurs points de vue.
24 Heures du Mans - Beretta, Fisichella et Lamy, des pilotes pro au service de l'Am

Giancarlo Fisichella (Ferrari 488 GTE #54 Spirit Of Race, 10e participation aux 24 Heures du Mans, 229 Grands Prix de Formule 1).

« Cela ne change absolument rien à mon approche de la course, qui est toujours la même : attaquer au maximum, et essayer de faire de mon mieux pour l’équipe et moi-même. Je crois que, l’année dernière et cette année, nous avons fait une belle saison, en commençant par une 2e place aux 24 Heures du Mans, et nous sommes actuellement 2e du Championnat avant cette dernière épreuve de la Super Saison. C’est donc la course la plus importante de la saison. Je suis franchement optimiste après la Journée Test du 2 juin. Tout a bien fonctionné, la voiture était bien équilibrée, et le niveau est à peu près égal avec nos concurrents Porsche et Aston Martin, ce qui n’a pas toujours été le cas au cours de la saison. Je ne suis pas un prof, je suis uniquement un pilote : je saute dans la voiture et c’est à fond ! Avec Francesco et Thomas particulièrement, nous travaillons ensemble sur la télémétrie, sur les vidéos. Et Thomas a ainsi fait un bon pas en avant. Il est plus rapide, plus facile que l’an dernier. Et j’en suis vraiment content. »

Olivier Beretta (Ferrari 488 GTE #70 MR Racing, 23e participation, 9 Grands Prix de Formule 1)

« C’est un métier différent. Aujourd’hui, j’ai 50 ans. J’ai couru 20 ans en catégorie LM GTE Pro. Cela s’est super bien passé. J’ai eu de la chance de courir dans de très bonnes équipes avec de très bons coéquipiers, et Le Mans m’a bien réussi. Aujourd’hui, je fais une autre activité de par mon âge, et je m’y trouve très bien. C’est différent, on a un pilote amateur dans la voiture, mais ça reste encore de la course automobile. C’est une autre approche, parce qu’il faut mettre le pilote amateur dans les meilleures conditions possibles.

Et cela dépend de lui ; il y a beaucoup de paramètres. Ce n’est pas évident pour quelqu’un qui arrive en course automobile et qui veut faire Le Mans. C’est quand même une épreuve difficile : le circuit est difficile, les voitures ne sont pas faciles à conduire et le pilote amateur a pas mal d’étapes à franchir. Cela dépend donc de ses capacités d’adaptation et d’apprentissage. Moto (Motoaki Ishikawa, l’un des deux équipiers d’Olivier Beretta, Ndlr) a fini Le Mans pour sa première participation l’année dernière, il n’a pas commis d’erreur et c’est déjà un succès. Maintenant, il a plus d’expérience. On va essayer de faire le meilleur résultat possible, mais, avant de parler de résultat, on va commencer par le début. »

Pedro Lamy (Aston Martin Vantage #98 Aston Martin Racing, 20e participation, 2e en 2007 et 2011 sur Peugeot 908, 32 Grands Prix de Formule 1)

« Rien de vraiment différent. La catégorie est très relevée. Et c’est toujours pareil : il faut attaquer. Bien sûr, conseiller mes équipiers, cela fait partie du truc. J’essaie simplement de les aider, mais mes équipiers ont déjà une bonne expérience. Cette catégorie est largement assez compétitive de mon point de vue. »

Voici une conclusion claire et sans appel de la part du pilote portugais : en LM GTE Am aussi, les pilotes pro y trouvent leur compte !

PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), PLACE DE LA REPUBLIQUE (VERIFICATIONS ADMINISTRATIVES ET TECHNIQUES), LUNDI 10 JUIN 2019. Pedro Lamy ne se lasse pas de courir avec et contre des pilotes qui n'ont pas tous son palmarès, son expérience, ni son niveau de pilotage.

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