24h Motos
Le 20/03/2017 17:00

Léo Meunier : « Être pilote des 24 Heures Motos c'est ce qu'on peut attendre de mieux »

Après Jimmy Maccio, c'est au tour de Léo Meunier, pilote du DL Moto Racing d'évoquer sa première fois aux 24 Heures Motos. À 19 ans, il a accompli son rêve de gosse : participer aux 24 Heures Motos. C'était son conte de fée.

Léo Meunier : « Être pilote des 24 Heures Motos c'est ce qu'on peut attendre de mieux »

« J'ai appris que j'allais participer aux 24 Heures Motos seulement un mois avant l'épreuve. Initialement je devais rouler avec le Track Normandy Team qui s'est finalement associé au DL Moto Racing afin de participer à la course. Rodolphe Gilles, team manager du Track Normandy Team m'a annoncé la bonne nouvelle par téléphone. J'étais heureux car je voulais vraiment être au départ.

J'ai ressenti de la joie puis du stress. J'ai pris conscience que j'allais partager le circuit Bugatti avec de grands pilotes d'Endurance comme Grégory Leblanc, Gregg Black ou encore Lucas Mahias. C'était quelque chose de nouveau pour moi. Participer aux 24 Heures Motos, c'était un rêve de gosse. J'ai assisté à mon premier grand-prix de France sur le circuit Bugatti en 2002, j'avais 5 ans. Je regardais les 24 Heures Motos à la télévision et je visionnais également des cassettes vidéos de la course. Lorsque j'ai débuté la compétition moto, je savais que les grand-prix m'étaient inaccessibles alors mon objectif a toujours été de participer aux 24 Heures Motos. Être pilote des 24 Heures Motos, c'est ce qu'on peut attendre de mieux.

« Tous les membres de l'équipe m'ont pris dans leurs bras et j'ai versé une petite larme »

Léo Meunier

Durant le briefing des pilotes, j'ai regardé autour de moi et je me suis rendu compte que j'étais assis à côté des meilleurs pilotes d'Endurance. C'était vraiment impressionnant d'autant plus que j'étais le pilote le plus jeune de cette 39e édition. Là, j'ai vraiment pris conscience du fait que j'allais réaliser mon rêve.

Avant les qualifications, je ne réalisais pas vraiment mais lorsque je me suis préparé pour la première séance, le stress est monté d'un cran. En course, j'ai abordé mon premier relais comme une course de vitesse. J'appréhendais le pilotage de nuit puis tout s'est bien passé. Quand l'épreuve est lancée, on ne ressent plus de stress.

J'ai même eu la chance de rallier l'arrivée. En effet, à 20 minutes de la fin de course, Didier Wenger (ndlr, team manager du DL Moto 57) m'a proposé de franchir la ligne d'arrivée. Je ne pouvais pas refuser. L'averse de pluie passagère, à quelques minutes de la fin de la course m'a mis un coup de stress. Je me suis attaché à ramener la moto entière.

Lorsque j'ai franchi la ligne d'arrivée, j'étais heureux et soulagé que la course soit terminée. Tous les membres de l'équipe m'ont pris dans leurs bras et j'ai versé une petite larme. J'étais fier de l'équipe et de moi car même si nous nous étions classés 29e, nous avions fait une course parfaite. Une semaine après, je n'avais plus qu'une seule envie, être de nouveau au départ des 24 Heures Motos.

Ce sera d'ailleurs le cas. Avec DL Moto Racing nous engageons la nouvelle Kawasaki ZX10-R. Je vais faire équipe avec Mickael Morin et Clement Stoll, deux très bons pilotes. J'aimerais que nous intégrions le top 10 de la catégorie Superstock. Je vais me servir de mon expérience et de ma préparation physique pour y parvenir. »

PHOTO : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT BUGATTI, 24 HEURES MOTOS, VENDREDI 8 AVRIL 2016, QUALIFICATIONS. Léo Meunier au guidon de la Kawasaki ZX10-R du DL Moto Racing.

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