24h Le Mans
Le 19/06/2017 11:00

24 Heures du Mans – Démonter pour mieux remonter !

Jérôme Fougeray est le responsable de la logistique et de l’hospitalité Toyota. Depuis ce matin, ses hommes et lui travaillent au démontage de la structure nippone. Haut les cœurs !

24 Heures du Mans – Démonter pour mieux remonter !

Le cœur n’y est pas, évidemment. Lui qui avait imaginé un démontage festif de l’hospitalité qu’il a dirigée durant la semaine des 24 Heures va devoir, comme l’an passé, prendre sur lui, tenter de contenir sa déception. Ce lundi, après le service de midi, il fermera la boutique.

« On commencera à tout démonter dans l’après-midi, souffle Jérôme Fougeray, le maître des lieux, avant notre dîner traditionnel. On finira mercredi notre partie qui comprend l’atelier composite situé derrière le stand, les containers qui servent de salle pour les réunions, de salle pour dormir pour les mécaniciens, des sanitaires, etc. Ievent, société mancelle à qui nous sous-traitons le montage de l’hospitalité, travaillera de son côté et, vendredi soir, tout sera vide. » De l’édition 2017 des 24 Heures du Mans, il ne restera plus que les souvenirs. Un peu embués de larmes.

Pour Jérôme, manceau d’origine, tout avait commencé au lendemain du Grand Prix de France Moto, le 21 mai, pour être prêt à recevoir les clés de la structure le lundi soir avant la Journée Test. Puis il avait fallu s’occuper des petites installations, comme les chambres des pilotes, et de la « Tarte Tropézienne » qui réussit tous les ans le tour de force de deux services de quatre cents repas par jour durant l’épreuve. « C’est la seule entreprise qui n’est pas sarthoise, explique l’enfant du pays pour oublier les événements du week-end. On leur installe un office traiteur de 4 containers à l’arrière de la structure. Soit 50 mètres carrés. » Tout cela aussi doit être démonté… pour l’an prochain, car il ne doute pas de la volonté de Toyota de revenir !  

« On commence à travailler sur les prochaines 24 Heures à partir de septembre pour définir les grandes lignes, poursuit-il. Les plans de la structure sont arrêtés avant Noël. Comme je suis sarthois, j’essaie de ne faire travailler que des entreprises du cru qui sont agréées par l’ACO. Pour la structure, Ievent s’appuie sur des entreprises à 95 % sarthoises. Etant donné que je suis basé au Mans, Toyota me fait confiance pour pas mal de choses outre l’hospitalité. J’amène par exemple les pilotes au pesage, à la parade… Cela les rassure qu’ils soient entre les mains de quelqu’un du Mans. »

Dans la nuit de samedi à dimanche, Jérôme, qui participe aussi à l’aventure Toyota en WEC, a vécu aux premières loges la lente agonie de la Toyota #7 et le chemin de croix de la #9. Les images se bousculent dans sa tête, mais il faut démonter. Pour mieux remonter dans un an !

PHOTO (BERNARD LARVOL) : L’heure est au démontage mais, dans un an, Jérôme Fougeray rouvrira la boutique.  

 

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